mardi 31 mai 2011

Libye: cinq généraux de l'armée font défection


ROME - Cinq généraux de l'armée libyenne, qui ont abandonné le régime de Mouammar Kadhafi, appellent des officiers à les rejoindre dans leur soutien aux rebelles.
Ces généraux ainsi que deux colonels et un commandant ont été présentés lundi lors d'une conférence de presse à Rome par des représentants du ministère italien des Affaires étrangères.
Le général Melud Massoud Halasa a affirmé que dix généraux, au maximum, sont toujours fidèles au maître de Tripoli, et que l'efficacité de l'armée libyenne n'est plus que d'environ 20 pour cent.
S'exprimant également lors de la conférence, Mahmoud Chammam, du Conseil national de transition libyen, a affirmé que d'autres officiers, en poste à Tripoli ou à Misrata - ville aux mains de l'insurrection - avaient également fui vers la Tunisie.
Ces déclarations, tout comme ses affirmations selon lesquelles quelque 120 officiers auraient fui au cours des derniers jours, n'ont pas pu être vérifiées dans l'immédiat.
Pour sa part, le général On Ali On a lancé un appel aux dirigeants de l'armée et de la police toujours loyaux à Kadhafi, leur demandant d'avoir le courage d'abandonner le régime, «au nom des martyrs qui ont donné leur vie pour défendre la liberté». Vêtu d'une tenue civile comme les autres transfuges, le militaire a dénoncé le «génocide» et «la violence contre les femmes dans différentes ville libyennes».
Un autre général, Yahmet Salah, prétend que le colonel Kadhafi ne compte plus que sur deux brigades pour écraser l'insurrection.

Moscou lâche Kadhafi

L'EXPRESS

Mouammar Kadhafi doit renoncer au pouvoir en Libye et la Russie est prête à y contribuer en négociant son départ, ont déclaré vendredi des responsables russes, rejoignant ainsi le choeur des pays occidentaux.
Cette offre, qui marque un changement de ton par rapport aux critiques formulées précédemment par le Kremlin au sujet de l'intervention étrangère en Libye, est de nature à stimuler des pays de l'Otan résolus à "finir le travail" engagé en mars pour mettre fin aux 41 ans de règne de Kadhafi.
L'Alliance atlantique se prépare à déployer pour la première fois des hélicoptères de combat en Libye pour accroître la pression sur les forces terrestres de Kadhafi.
Le général Charles Bouchard, commandant de l'opération, a déclaré vendredi que ces hélicoptères français et britanniques accompliraient une mission "agressive" centrée sur les forces adverses qui sont vouées à propager la violence.
A l'issue du sommet du G8 organisé à Deauville, le président français Nicolas Sarkozy a évoqué une intensification possible des opérations militaires de la coalition internationale pour obtenir le départ de Kadhafi. "Il y a une grande unanimité sur cet objectif", a-t-il dit.
L'offre de médiation russe a été formulée en marge du sommet de Deauville, auquel participait Dmitri Medvedev.
"La communauté internationale ne le considère plus (Kadhafi) comme le dirigeant de la Libye", a déclaré le président russe, ajoutant qu'il envoyait un émissaire en Libye pour entamer des discussions, sans présenter de plan précis pour un départ de Mouammar Kadhafi.
S'il a jugé "bienvenue l'aide de la Russie", Nicolas Sarkozy a jugé qu'il n'y avait "pas de médiation possible avec M. Kadhafi".
Le président français a prévenu qu'un refus de Mouammar Kadhafi de quitter le pouvoir entraînerait une "intensification de l'intervention militaire" de l'Otan....

Attaque imminente du Nord Soudan sur le Soudan du Sud : les forces de l'ONU sommées de quitter la zone frontalière


Khartoum a réclamé dans une lettre le départ de la mission des Nations unies au Soudan (MINUS) d’ici le 9 juillet, date de la proclamation de l’indépendance du Sud-Soudan, a rapporté dimanche l’agence de presse officielle Suna. « Le ministre soudanais des Affaires étrangères Ali Karti a envoyé un message au secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, l’informant officiellement de la décision du gouvernement soudanais de mettre fin à la présence de la MINUS dans le pays », a déclaré le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Khalid Musa. La décision du gouvernement nord soudanais a des conséquences au-delà de son propre territoire. Si le quartier général de la MINUS est situé à Khartoum, l’essentiel de ses troupes est déployé au Sud-Soudan. Soit 10 000 casques bleus et un millier de personnels civils qui assurent le maintien de l’ordre et de la paix dans la région. Le conseil de sécurité de l’ONU a créé la MINUS en appui à la mise en œuvre de l’Accord de paix de janvier 2005 qui met fin à plus de vingt ans de guerre civile. Une autre mission de l’ONU (Unamid), forte d’environ 23 000 Casques bleus, est actuellement présente au Darfour, région très instable du Soudan en proie à la violence.
Le gouvernement soudanais a affirmé dimanche que c’était à lui de décider si la Mission des Nations unies dans son pays devrait rester ou non. « La décision de prolonger ou de mettre fin au mandat de la MINUS doit être prise par le gouvernement soudanais et non par d’autre », a déclaré Khalid Musa. Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé, le 27 avril dernier, son mandat jusqu’au 9 juillet, date de la fin de sa mission au Soudan. Néanmoins l’organisation envisageait de redéployer sa force dans le cadre d’une nouvelle mission au Sud-Soudan, dès l’accession officielle à l’indépendance du pays. La MINUS est déployée au Soudan avec l’accord des autorités de Khartoum, mais la décision finale du retrait et de la fin de la mission revient en dernier ressort au Conseil de sécurité de l’ONU. Le Sud-Soudan exigerait, quant à lui, le maintien de la mission de l’ONU sur son territoire.
Tensions autour de la région d’Abyei
L’ONU avait vivement condamné la prise le 21 mai dernier de la ville d’Abyei par l’armée nordiste au terme de violents combats avec les forces sudistes. L’institution a également déploré le chaos qui a fait suite à l’intervention. Elle a exprimé des inquiétudes concernant les incendies, les pillages, et la situation humanitaire à Abyei. Samedi, une délégation du Sud-Soudan menée par le vice-président, Riek Machar, s’est rendue à Khartoum pour tenter de désamorcer les tensions autour de la zone pétrolifère. Dans la même journée, les forces armées soudanaises (SAF) ont appelé les populations à revenir dans la ville d’Abyei, affirmant que « les combats sont finis ». L’armée s’est également engagée « à protéger le travail des humanitaires dans la zone d’Abyei ». Les combats ont provoqué la fuite de 30 000 à 40 000 personnes vers le sud sous le contrôle de l’armée sudiste selon l’ONU.
Omar El Béchir, le président-nord soudanais, avait déclaré qu’il ne reconnaîtrait pas le Sud-Soudan si le pays inscrivait la région d’Abyei dans sa constitution. La région pétrolière est située à la frontière entre les deux Etats. Elle connaît une recrudescence des violences depuis le référendum manqué de janvier 2011 qui devait entériner son statut administratif. Le référendum d’autodétermination d’Abyei, initialement prévu le 9 janvier dernier comme celui du Sud-Soudan, a finalement été reporté à une date indéfinie. Les tribus Misseriyas (pro-nordistes) et Dinka (sudistes), qui composent l’essentiel de la population de la région, n’ont pu déterminer son rattachement au Nord ou au Sud du Soudan. Un accord n’a pu être trouvé sur le statut d’électeurs des Misseriyas, populations arabes nomades.
A dix jours de la naissance officielle du 54e État africain et du retrait des forces de la MINUS du Soudan, la paix dans la région est loin d’être garantie.

lundi 30 mai 2011

Moi, Hamza, 13 ans, syrien, torturé et exécuté par le régime



La répression brutale et cruelle que fait s’abattre le dictateur Bachar Al Assad sur ces insurgés aurait déjà fait plus de 1000 morts. Il semble aujourd’hui que ce massacre se soit choisi un visage, après 11 semaines de révoltes.
Ce visage c'est celui de Hamza Al Khatib, un jeune garçon de 13 ans, qui est devenu, depuis la diffusion d’une vidéo (âme sensible s’abstenir) parAl Jazeera et sur YouTube, un véritable étendard de la révolution en cours.
Mâchoire brisée, brûlures, mutilations et balles dans les bras
Cette vidéo atroce montre le cadavre du jeune Hamza, le visage tuméfié, violacé, défiguré par les sévices. Sa mâchoire a été brisée, son torse est parsemé de traces de coups et de brûlures. Ses deux bras ont été traversés par des balles. Ses parties génitales ont été coupées selon le commentateur de la vidéo.
Même si la cause exacte de la mort de l’adolescent n’est pas élucidée, l’état de son cadavre ne laisse aucun doute sur les violences inouïes qu’il a subies durant son mois d’incarcération dans les geôles syriennes. Il avait été arrêté le 29 avril, par la police secrète dans la ville de Jizeh, près de Deraa indique le site du Nouvel observateur.
Le chef d’inculpation ? Avoir entonné des chants hostiles au régime. Un peu plus de trois semaines plus tard, la mère de l’enfant était convoquée pour venir chercher le corps martyrisé de son fils.
La volonté des insurgés s’en trouve raffermie
Loin d’avoir entamé la détermination des insurgés, le calvaire qu’a vécu Hamza a raffermi leur volonté d’en finir avec la dictature de Bachar Al-Assad.
La télévision syrienne officielle, Al Dunia, a eu beau diffuser l’interview d’un médecin de Damas qui prétend n’avoir trouvé aucune trace de sévices sur  le corps de la victime, les images diffusées par YouTube et Al Jazira parlaient d’elles-mêmes pour les opposants.
Et les promesses du président d’ouvrir une enquête laissent peu d’espoir aux Syriens que les bourreaux soient traduits un jour devant la justice.
"Nous sommes tous Hamza El Kathib"
Des manifestations en l’honneur du garçon torturé et exécuté ont eu lieu ce week-end. Et une page Facebook intitulée "Nous sommes tous Hamza El Kathib" réunit déjà plus de 53 000 personnes, deux jours après sa mise en ligne.
Notons cependant que le régime syrien semble vouloir faire boire le calice jusqu’à la lie à la famille Al Khatib. Le père du jeune homme aurait, selon Al Jazira, été arrêté par la police secrète qui fait pression sur lui afin qu’il accuse les salafistes d’être les tortionnaires de son fils. Ces salafistes que le régime totalitaire syrien désigne comme les responsables des troubles dans le pays.
Julien Vlassenbroek 

La banque mondiale donne 6 milliards de dollars à l'Egypte et à la Tunisie: l'avenir dira si cet argent sera bien depensé

Communiqué de la Banque Mondiale 

Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a annoncé aujourd'hui que la Banque accorderait une nouvelle aide pouvant aller jusqu'à 6 milliards de dollars à l'Égypte et la Tunisie au cours des deux prochaines années. Cette aide est liée à la réalisation d'avancées sur la voie de la modernisation de l'économie de ces deux pays postrévolutionnaires grâce auxquelles ceux-ci pourront offrir davantage d'opportunités à leur population.

« Les peuples du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord aspirent à la dignité et au respect, ils veulent des emplois et des conditions de vie meilleures. La concrétisation des promesses du printemps arabe passera par la mise en oeuvre de véritables réformes permettant de renforcer l'inclusion, de promouvoir la participation et d'accroître les opportunités », a déclaré M. Zoellick à deux jours de l'ouverture de la réunion du Groupe des Huit en France. « Notre aide et l'appui fourni par d'autres peuvent contribuer à entretenir la dynamique et à accélérer les progrès, mais seulement si ce soutien s'accompagne de réformes réelles ».

M. Zoellick a précisé que 4,5 milliards de dollars seraient mis à la disposition de l'Égypte au cours des 24 prochains mois dans le cadre d'une enveloppe potentielle incluant un programme du Fonds monétaire international visant à pallier le manque de réserves et de ressources budgétaires et à appuyer les réformes destinées à améliorer les perspectives du pays en matière de crédit et d'investissement. L'enveloppe comprend une aide d'un milliard de dollars destinée à soutenir le budget égyptien cette année mais liée à l'amélioration de la gouvernance et à la recherche d'une plus grande ouverture ; une aide supplémentaire d'un milliard de dollars sera disponible l'an prochain en cas de progrès. Le solde se composera de prêts à l'investissement en faveur de projets précis, de garanties et de financements pour les entreprises et la couverture des risques politiques. La Banque travaille déjà à un programme d'aide de 200 millions de dollars à l'appui de travaux à forte intensité de main-d'oeuvre dans le domaine des infrastructures publiques et a entrepris de décaisser un milliard de dollars au cours des 24 prochains mois au titre de prêts existants.

En ce qui concerne la Tunisie, M. Zoellick a précisé qu'un milliard de dollars pourrait être mis à la disposition du pays sous forme de soutien budgétaire et d'appui aux projets d'investissement en plus de l'aide de 500 millions de dollars que la Banque a déjà annoncée dans le cadre du montage de 1,2 milliard de dollars élaboré par la Banque africaine de développement et des bailleurs de fonds européens à l'appui d'un programme destiné à promouvoir la gouvernance et la création d'opportunités et à soutenir les efforts déployés par la Tunisie dans plusieurs domaines : liberté d'association, accès à l'information, transparence de la passation des marchés publics, participation des bénéficiaires à la prestation de services et formation de la main-d'oeuvre au chômage. L'aide que la Société financière internationale (IFC), guichet du Groupe de la Banque mondiale consacré au secteur privé, accordera au secteur privé tunisien pourrait se monter à 400 millions de dollars. L'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), organisme du Groupe de la Banque mondiale spécialisé dans la couverture des risques politiques, espère fournir des garanties pouvant aller jusqu'à 100 millions de dollars par an.

Tentative d'apaisement entre le Guide Suprême Khamenei et le Président Ahmadinejab

AFP avec Lepoint
Juste une remarque: cette dépêche insinue que Ahmadinejab est un "modéré" par rapport aux "ultras" et aux "conservateurs", c'est faux il n'est pas moins ultra ni moins conservateur qu'eux. Il s'agit d'une classique lutte pour le pouvoir.


Le guide suprême iranien Ali Khamenei est intervenu dimanche pour tenter de mettre fin à un mois de crise politique à la tête du pouvoir en Iran, demandant aux conservateurs religieux de cesser leurs attaques contre l'administration du président Mahmud Ahmadinejad. "La composition de l'exécutif est bonne et appropriée, et le gouvernement est en train de travailler", a déclaré l'ayatollah Khamenei dans une allusion aux violentes attaques de la ligne dure du régime contre l'entourage du président, et notamment son directeur de cabinet Esfandiar Rahim Machaie.

Le guide suprême iranien, qui recevait le Parlement où les conservateurs religieux dominent, a admis qu'il pouvait y avoir "des faiblesses et des problèmes" au sein de l'exécutif. Mais il a demandé aux députés - et au-delà à tous les ultras du régime - de cesser leurs attaques contre le gouvernement du président Ahmadinejad. "L'amitié et la modération dans le pays et dans les relations du Parlement avec le gouvernement sont une nécessité", a-t-il fait valoir.


L'appel de l'ayatollah Khamenei est intervenu alors qu'un violent conflit oppose le camp présidentiel aux conservateurs religieux se réclamant du guide, qui dominent la plupart des institutions. Ce conflit a été déclenché à la mi-avril par un veto de l'ayatollah Khamenei au limogeage du ministre du Renseignement Heydar Moslehi, un de ses proches, par le président Ahmadinejad. Les deux camps ont lié cet incident à une bataille pour le contrôle de l'appareil de renseignement avant les élections législatives de mars 2012. L'entourage du président n'a pas caché son intention d'y présenter ses propres candidats contre la majorité conservatrice actuelle, au grand dam de celle-ci. Furieux, Mahmud Ahmadinejad s'est retiré de toute activité publique pendant dix jours et a même menacé de démissionner, avant de revenir aux affaires début mai. Cette rébellion ouverte sans précédent contre le guide suprême, pivot institutionnel, politique et religieux de la République islamique, a déclenché la colère des ultra-conservateurs.

Tout en critiquant la "désobéissance" de Mahmud Ahmadinejad, ils se sont surtout déchaînés contre son entourage et notamment Esfandiar Rahim Machaie, accusé d'entraîner le président dans un "courant déviationniste" visant à saper le régime islamique. Ils n'ont cessé de réclamer, ces dernières semaines, le limogeage du principal conseiller du président, jugé trop libéral, trop nationaliste et trop influent au point d'être accusé par certains religieux d'avoir "envoûté" Mahmud Ahmadinejad. Ils s'en sont également pris à plusieurs autres proches du président, dont le président Hamid Baghaie accusé d'abus de pouvoir par la justice et certains milieux ultra-conservateurs.

Pourquoi le régime Syrien n'est pas tombé

Extrait du rapport de DEBKA adapté par Marc Brzustowski sur LESSAKELE (lisez le en entier )
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1. La classe moyenne influente des plus grandes villes de Syrie, Damas et Alep, s’est tenue à l’écart du soulèvement.

2. Tout comme la communauté druze, qui a globalement obéit à ses dirigeants lui intimant de rester à l’écart de tout ceci, se conformant aux ordres venus du dirigeant libanais druze Walid Jumblatt.

3. Les Chrétiens de Syrie, qui constituent la colonne vertébrale des milieux d'affaires du pays, ont soutenu activement le dirigeant syrien.

4. Plus d’une centaine d’officiers iraniens et du Hezbollah ont mis leur expérience active au service d’Assad, pour écraser les opposants. Ils ont entraîné avec eux la panoplie complète d’hommes de mains et l’équipement suffisant pour briser les manifestations, et contre laquelle les manifestants du peuple se sont trouvés sans recours.

De vastes unités de l’armée occupent la région du Sud du Horan et sa capitale, Deraa, où le soulèvement s’est embrasé, au début, et où un million de personnes vivent, désormais, sous le règne de la terreur. Les foyers d’agitation dans les banlieues de Damas ont été écrasés et les villes portuaires de Tartous et Latakieh sont retournées à la normale.
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Algérie : un chrétien condamné à 5 ans de prison pour blasphème contre l'Islam

Cette nouvelle permet d'expliquer pourquoi il faut résister aux lois anti "blasphème" et aux autres lois restreignant la liberté d'expression pour protéger les réligions ( en fait l'islam)  contre les insultes et  les "provocations" (réeles ou imaginaires) :

En fin de compte , exprimer ne serait ce qu'une croyance contraire à l'islam est «blasphèmatoire», et le fait que l'on pense de telles pensées et qu'on les admettre à voix haute pourrait être interprété comme "injurieux". C'est ce qui s'est arrivé à Siagh Krimo:
Washington - International Christian Concern (ICC) a appris qu'un chrétien algérien a été condamné à cinq ans de prison pour blasphème à Oran le mercredi après avoir partagé sa foi chrétienne avec un voisin. Le verdict est tombé quelques jours après que les autorités ont forcé la fermeture permanente de sept églises protestantes dans la province de l'Algérie Béjaia.
Siagh Krimo a été inculpé par la Cour pénale du district de Djamel à Oran, qui ont fondé leur décision sur l'article 144 bis 2 du Code pénal qui criminalise les actes qui «insultent le prophète et l'un des messagers de Dieu, ou qui dénigrent des croyances et des préceptes de l'Islam, que ce soit par écrit, un dessin, une déclaration ou tout autre moyen. " Krimo a dix jours pour interjeter appel de la sentence.

Krimo, qui est marié et a  un enfant de neuf mois, a été arrêté le 14 avril, avec un autre chrétien, Sofiane, pour avoir partagé sa foi chrétienne avec un voisin. Sofiane a été libéré peu de temps après l'arrestation, tandis que Krimo a été détenu pendant trois jours. Krimo était connu pour organiser la prière hebdomadaire à son domicile, où  les algériens soupçonnés de christianisme  étaient étroitement surveillés par la police.

Le procureur au procès Krimo, qui s'est tenu le 4 mai, a omis de présenter comme témoin le voisin qui a accusé Krimo de prosélytisme et d'avoir fait des déclarations diffamatoires contre le prophète musulman Mahomet. Les Chrétiens algériens ont exprimé l'espoir que Krimo sera acquitté de toutes les accusations. "De bonnes nouvelles, le juge, après avoir invité Krimo d'utiliser la sagesse et de revenir à l'islam, a terminé l'affaire,« un dirigeant de l'Église d'Algérie à Tizi Ouzou a déclaré la CPI le 4 mai. "Nous espérons que cela finira bien."
Le paragraphe précédent suggère que Krimo quitté l'islam pour le christianisme, même si ce n'est pas précisé ailleurs. Dans ce cas, il serait court  également le risque d'être exécuté pour apostasie de l'Islam, selon les propres ordres de Mahomet.

Le procureur, doutant de gagner le cas avec aussi peu de preuves, aurait demandé au juge de réduire la peine de  Krimo à deux ans de prison et une amende de 50.000 dinars algériens (480 euros- le salaire minimal est de130 euros par mois) . Toutefois, certains estiment que les autorités supérieures dans le gouvernement algérien ont participé à la décision finale. "Le juge aurait dû normalement acquitter Krimo de toutes les accusations, mais je crois qu'il a reçu l'ordre de ses supérieurs pour frapper fort", a déclaré un représentant de l'Association des Eglises protestantes d'Algérie (EPA).

Le procés de Krimo fait suite à un ordre du  22 mai de fermer sept églises protestantes de la province de Béjaia. Le préavis mentionnait les églises doivent être fermées conformément à l'ordonnance 06-03, qui exige des églises pour obtenir la permission du gouvernement pour organiser des célébrations religieuses. Bien que l'EPA a fait des efforts pour se conformer à l'ordonnance, le ministère de l'Intérieur et le ministère des Affaires religieuses ont refusé d'enregistrer les églises et de les approuver rapidement.
Aidan Clay, directeur régional de la CPI pour le Moyen-Orient, a déclaré:

 «les chrétiens algériens ont été la cible d'attaques ces dernières semaines, les lois ont été de plus en plus appliquées  pour  exercer une discrimination contre eux. Plus tôt cette semaine, sept églises de Bejaia ont reçu l'ordre de fermer. Maintenant, un Chrétien algérien est sur le point d'être injustement emprisonné, sur des accusations de "critique de l'islam". Alors que l'Algérie prétend qu'elle défend la liberté religieuse, elle utilise une loi sur le blasphème qui, par sa nature même, peut être utilisée pour poursuivre toute personne qui n'adhère pas à la la religion de l'Islam. Nous demandons instamment à l'Algérie d'acquitter Siagh de toutes les accusations et d'abroger l'article 144 bis 2 du Code pénal. "

dimanche 29 mai 2011

L'aide internationale entrave l'independance économique de la Palestine

Voici l'opinion d'un homme d'affaires (via EoZ) qui essaye de créer une affaire en Palestine:

En raison de l'énorme quantité de l'argent disponible au titre de  "l'aide au développement», de nombreuses ONG sont en mesure d'attirer les professionnels Palestiniens qualifiés en offrant des salaires qui sont trois à quatre fois plus élevés que le secteur privé local. Cela entraîne une augmentation des coûts salariaux et porte directement atteinte à la capacité du secteur privé local pour recruter des professionnels qualifiés et bâtir une économie palestinienne autonome.

Lorsque les entreprises palestiniennes embauchent des employés, ils sont obligés d'offrir des salaires exagérés qui réduisent le rendement et nuisent à la compétitivité de la Palestine à attirer des investissements. Cette limitation de l'investissement privé étouffe la croissance de la Palestine et réduit les recettes fiscales du gouvernement qui aurient financé des services publics assumés actuellement par les ONG.
....
...Aujourd'hui, l'aide internationale represente 30 pour cent du produit intérieur brut (PIB) palestinien, un grand nombre de Palestiniens éduqués et qualifiés sont attirés par les ONG et les projets financés par les donateurs, ce qui aggrave encore plus la dépendance aux bailleurs de fonds palestiniens.

jeudi 26 mai 2011

La violence envers les enfants est endémique en Egypte: vidéo

Voici une vidéo d'un maître d'école qui bat avec une règle  tous les enfants , cette vidéo a provoqué un tollé dans le pays.  L’enseignant sera déféré devant la justice;
Âmes sensibles s'abstenir!


Al Masry Al Youm Via Ruthy sur EoZ

«J'ai battu les étudiants, et je continuerai de les battre. Mais si quelqu'un me demande, je dirai que non, je ne le fais jamais. "C'est ce que disent régulièrement les enseignants des bidonvilles Égyptiens à Hoda Gharib, un travailleur social spécialisé en enfants maltraités depuis 14 ans.

La violence envers les élèves est si endémique dans le système éducatif Égyptien, que selon le ministre de l'Education Ahmed Zaki Badr si l'on interdisait les punitions corporelles, les enseignants seraient vulnérables face aux élèves.

L'impact d'une telle mention des châtiments corporels a fait les manchettes ces dernières années.
Un parfait exemple est le cas d' un étudiant à Alexandrie , qui a été mortellement frappé à l'estomac pour ne pas avoir fait ses devoirs de mathématiques. Plus récemment, les médias se sont focalisé sur ​​un étudiant qui a été sévèrement battu simplement pour un retard à l'école, et un autre qui avait le bras cassé par son professeur quand il a été incapable de résoudre une équation. Dans ce dernier cas, l'enseignant, Ahmed Abdel Naiem, s'est référé aux propos du ministre pour se justifier.

Pourtant, si l'on craint que la défense explicite du ministère des châtiments corporels risque d'exacerber le nombre d'incidents conduisant à la blessure grave d'étudiants, les racines du problème sont indépendantes de toute position ministérielle.

«L'une des raisons fondamentales de la violence des enseignants-étudiants, en particulier dans les écoles primaires dans les régions pauvres, est l'absence de peines de substitution», a déclaré Gharib, qui travaille avec Bashayer, une ONG créée à autonomiser les groupes marginalisés à Helwan. «Ce sont des écoles qui n'ont pas toutes les activités parascolaires, pas de cours de musique ou autres, de sorte que même des peines de base comme l'exclusion des élèves turbulents des activités qu'ils aiment ne sont pas une option viable."

Une autre raison de la violence des enseignants-étudiants mise en évidence par Gharib a ses racines dans les conceptions de base de l'éducation des enfants. "Je rencontre tout le temps des enseignantsqui me rapportent que la plupart de leurs élèves sont frappés systématiquement à la maison, dit Gharib". "Ces enseignants constatent qu'ils doivent poursuivre cette même tactique s'ils veulent maîtriser les élèves. Ils ne vont pas réagir à autre chose parce que c'est la façon dont ils sont élevés à la maison. "

Quelle est l'importance des châtiments corporels à domicile , par rapport à ce qui se passe dans les classes? Selon un rapport non publié par le Conseil national pour l'enfance et la maternité (CNEM) , 63 pour cent des incidents violents signalés à conseil national de la Child Help Line - 16000 - se rapportent à la violence dans les écoles. La majorité ont été signalés par les parents et en particulier les mères.

Les violences contre les enfants au sein des familles est arrivé deuxième, un peu plus de 21 pour cent de tous les appels dénonçant la violence contre les enfants. Cependant, étant donné la fréquence à laquelle les enfants agressés ligne 16000 à signalent avoir été battues - six pour cent - ce qui suggère que la violence à domicile contre les enfants est largement sous-déclarée. En d'autres termes, pourquoi les parents appelleraient pour se dénoncer d'avoir battu leurs propres enfants?

«Cela fait de la violence familiale qui est  la plus dangereuse», dit Moshira Taher, un conseiller pour la CNEM Aide Child Line. "Les ménages sont censés offrir un refuge pour les enfants», dit-elle, mais la réalité est que la violence domestique contre les enfants comprend quelques-uns des exemples les plus horribles de violence faite aux enfants. Les exemples mis en évidence par le rapport vont CNEM de la torture à mort d'un enfant de six ans par son beau-père - dans ce cas, le corps de la victime a dû être exhumés pour réfuter l'affirmation selon laquelle elle est tombée du balcon - à un enfant, né hors mariage, tué en étant jeté dans une décharge publique par sa mère.

Depuis son exploitation a débuté il ya cinq ans, le service d'assistance CNEM a reçu quelque 1,5 millions d'appels téléphoniques, mais un peu plus de 62.500 d'entre eux étaient de vrais rapports sur les enfants dans une certaine forme de danger. De ce nombre, seulement 11 pour cent étaient directement liés à la violence contre les enfants.

Sherif Abou Shady, un directeur adjoint au responsable de la rédaction des rapports sur les appels effectués à 16000, CNEM est optimiste que le service d'assistance peut aider à briser le silence sur la violence contre les enfants, et en particulier sur la question des abus sexuels. Il dit que tout abus sexuel demeure sous-déclaré, des informations sur elle est en augmentation grâce à la possibilité de contourner les rapports de police par l'utilisation de la ligne d'assistance et de maintien de la confidentialité.

En fin de compte, Abou Shady croit que le cœur du problème de la violence contre les enfants, sous toutes ses formes, découle d'un manque de sensibilisation et d'éducation pauvres. "Au moins un quart de tous les Egyptiens sont analphabètes, (moins de 60% des égyptiens savent lire) dit-il," mais cela ne signifie pas que les trois quarts restants sont tous instruits ou conscient de la violence psychologique peut infliger des dommages sur les enfants. Il ya une différence entre être alphabétisés et éduqués. "

Souhaitez-parents les plus instruits ou même les enseignants être suffisante pour prévenir la maltraitance? Et quelles sont les étapes pour y parvenir? Actuellement, le CNEM affirme que 75 pour cent des rapports vérifiés sur les enseignants ayant frappé  des élèves au point de provoquer des blessures ont entraîné des sanctions. Pourtant, dans la plupart des cas, la peine était seulement une déduction de trois ou cinq jours de salaire de l'enseignant.

Alors que la CNEM et ses ONG affiliées continuer à suivre de tels incidents, les enseignants enclins à la violence qui sont au courant qu'ils ont été pénalisés parce que l'un de leurs élèves les a dénoncé, sont susceptibles de trouver un moyen de se venger de l'étudiant.

Au total, cela soulève la question de savoir comment  la violence même extrême dans la salle de classe est perçue par le système de justice, voire par la population en général.

"Dans un sens, c'est un problème culturel», explique Gharib. «L'idée que l'éducation des enfants et la discipline sont intimement liés aux châtiments corporels est accepté par de nombreux parents et des enseignants comme valable et même nécessaire. Pourtant, la culture elle-même est façonnée par l'économie, d'éducation et d'autres pressions sociales. Si vous pouvez atténuer ces pressions, la culture elle-même peut changer pour le mieux. "

persecution des chretiens en Algérie : 7 églises protestantes doivent fermer

Ansamed et Lessakele

Toutes les églises protestantes de la wilaya de Béjaïa sont sommées de fermer en vertu d'un arrêté datant du 8 mai dernier et qui a été rendu public dimanche. « C'est le wali en personne qui a signé un arrêté pour la fermeture définitive de toutes communautés protestantes de la wilaya de Béjaïa », a indiqué Mustapha Krim de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA) à TSA. « Ils ne nous ont donné aucune raison. Ils nous ont simplement signifié que c'est en rapport avec la loi 06‑03 du 28 février 2006 régissant la pratique du culte non musulman en Algérie », a‑t‑il ajouté. 

Le gouvernement algérien accuse les protestants de prosélytisme, un crime grave dans un pays où l'islam est la religion d'État et où les musulmans ne sont pas autorisés à se convertir à d'autres religions. En Algérie, d'autres religions que l'Islam peut s'inscrire et obtenir un statut officiel, à condition qu'ils ne cherchent pas à recruter de nouveaux adeptes parmi la population locale. En 2006, le gouvernement algérien a adopté une loi qui punit toute personne qui tente de convertir un musulman au christianisme, de deux à cinq ans de prison et des amendes allant de cinq à dix mille euros.

La petite communauté catholique en fait, n'est composée presqu'exclusivement d'étrangers, avec quelques Algériens de l'époque du colonialisme français. L'attitude des protestants est différente: en 2001, des protestants d'Amérique du Nord  ont commencé à prêcher dans la région berbère de Kabylie. Selon le ministère des Affaires religieuses, il ya aujourd'hui environ 50 000 protestants dans le pays, avec 10 000 pratiquants protestants divisé en 33 communautés.

Le scandale de l'abus de bien social par les ONG pro palestiniennes

Kieron MONKS a écrit cet article dans le Guardian via Elder Of Zyion (lisez le,c'est en anglais)

Le secteur des ONG pro Palestinen ... est devenu synonyme de corruption, d'incompétence et de création d'emplois inutiles. Des milliers d'ONG ont vu le jour, en faveur de tout, de la planification familiale à l'éducation des arts libéraux, une bulle de l'industrie de l'aide sans avantages au long terme.

Naseef Mu'allem, directeur général du Centre palestinien pour la paix et la démocratie, a révélé que "la JICA - l'aide du gouvernement japonais - était de 5 millions de dollars l'an dernier et qu'en pratique ce qu'ils ont dépensé sur le terrain n'est que  de 600.000 $.
Le reste (4 400 000 $) est depensé en salaires, logements, hôtels, et le transport des employés étrangers, mais pas pour les Palestiniens ".
Sans contrôle par les bailleurs de fonds de leurs investissements, ce genre d'abus de bien social est devenu normal.

La perception des ONG par les  palestiniens est révélatrice. Un sondage de l'Université de Bir Zeit en 2008  a révélé que seulement 35% de la population de Cisjordanie estiment qu'ils contribuent au développement de la société palestinienne; 78% ont dit qu'ils ont joué un certain rôle dans la réduction de la souffrance humaine et 55% estiment qu'ils contribuent à renforcer l'occupation israélienne.

Les flots de l'argent étranger dans les ONG a renforcé les divisions de classe dans la société palestinienne. Les possibilités d'emploi en leur sein sont généralement limités à l'élite instruite; possibilités réduites encore plus par le népotisme omnipresent. À Ramallah, la différence est plus apparente avec les fastueuses boîtes de nuit  au seuil des camps de réfugiés - la chasse gardée des étrangers et des Palestiniens riches...
....
Les ONG individuelles ont tenté d'affirmer leur indépendance des bailleurs de fonds. Beaucoup rejettent le financement de l'USAID en raison de ses orientations politiques, qui empechent  l'assistance pour des projets qui pourraient bénéficier à des personnes ayant des affiliations à des groupes politiques indésirables [compendre , "organisations terroristes", comme le Hamas et le Jihad Islamique].

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mercredi 25 mai 2011

Rapport de l'ONU : le site syrien qu'Israël a bombardé en 2007 était bel et bien destiné à produire du Plutonium


Le rapport de l'ONU a affirmé que le site bombardé en Syrie par Israël en 2007 était un réacteur nucléaire. Des rapports confidentiels ont révélé que les enquêteurs de l'AIEA avaient estimé que le réacteur de Dair Alzour était destiné à produire du plutonium, probablement pour concevoir des armes nucléaires.



L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a estimé que le site syrien bombardé par Israël en 2007 était ''très probablement'' un réacteur nucléaire. Le rapport de l'ONU pourrait ouvrir la voie pour que Damas soit déférée devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies le mois prochain.

Une église Copte fermée jusqu'a nouvel ordre en Egypte sous la pression des Salafistes



(AINA) - Dans la matinée du 19 mai deux prêtres coptes ont rouvert  l'Eglise Sainte-Marie et Saint-Abraham  dans l'Ain Shams.
Plus tard , des milliers de musulmans ont assiégé l'église et jeté des pierres sur l’Édifice et sur les coptes qui ont riposté. L'armée et la police étaient là, à regarder sans intervenir.

Incapable d'imposer la loi et la sécurité de l'église, l'armée et la police l'ont fermée et organisé une «réconciliation» entre le prêtre copte et les cheikhs salafistes. Ils ont aussi arrêté huit Coptes, l'un d'eux  de 13-ans, et trois musulmans. Ils ont tous été accusés d'émeute, de violence et de préjudice aux personnes. Trois Coptes ont également été accusés d'avoir des cartouches, mais sans fusils et un garçon de 15 ans de possession de deux couteaux alors que 3 musulmans ont été inculpés de  jet des pierres sur l'armée.

Le Père Filopateer Gameel a confirmé que le ministre avait lui-même suggéré le nom des trois églises à être rouvertes.

La «réconciliation» a eu lieu dans une tente de l'imam islamiste Kerdassi, le principal adversaire de la réouverture de l'église, qui a récemment construit une mosquée face à l'église. A côté de la tente il y avait un autre hébergement des Frères musulmans et les cheikhs salafistes, parmi eux le cheikh Hassan un  salafiste et plus de 3000 invités tous criant «islamique, islamique"

La séance a duré 5 heures, et a été suivi par des cheikhs, imams, prêtres, avocats et membres des Frères musulmans.
Les musulmans ont insisté que l'église n'était qu'une usine et les chrétiens ont expliqué que c'était une église, même si elle n'avait pas dôme ni de cloche, qu'elle a été utilisée comme lieu de culte et qu'il y a un autel consacré [sic].

Le diocèse copte a acheté le bâtiment, qui était autrefois une usine de vêtements, en 2004 et l'a utilisée pour le culte jusqu'au 22 Novembre 2008, quand elle a été fermée par la sécurité de l'Etat , après que près de 3000 musulmans aient assiégé l'église jetant  des pierres et terrorisant les paroissiens.

"L'atmosphère de la réunion était belliqueuse", a déclaré l'avocat Edward Ashraf, "et l'un des cheikhs nous a menacés en disant que si l'église devait être ouvert sans leur autorisation, elle finirait comme l'église de Soul qui a été démolie par les musulmans . " Il dit qu'une place plus grande avait été proposée ailleurs aux coptes pour l'installer loin des musulmans. "Ils nous ont présenté une pétition signée par les familles musulmanes contre l'ouverture de l'église."

Le représentant du ministère a suggéré que l'église soit fermée jusqu'à ce que l'autorisation soit accordée par les autorités compétentes, toutes les parties ont acquiescé.

À la fin de la session, une déclaration conjointe a été lu par l'imam Kerdassi qui a déclaré: «Il a été décidé de fermer le lieu et aucune prière chrétienne ne doit y avoir lieu jusqu'à ce que l'autorisation soit accordée. Si il ya permission alors nous devons la respecter, puisqu'il n'y a pas de permis à l'heure actuelle,  toutes les parties ont convenu de fermer le lieu de façon permanente, jusqu'à ce que les autorités aient pris une décision. Nous devons nous aimer les uns les autres, afin que l'Egypte demeure forte et sûre comme Dieu voulait qu'elle le soit. "

Les musulmans ont exigé que si  l'église devait être rouverte, ce soit sans croix ni dôme.

L'avocat Copte le Dr. Ihab Ramzy a dit que l'armée et la police n'ont pas participé à la "réconciliation". " Cela montre que le gouvernement ignore le problème . Suis-je là pour obtenir des Salafistes "l'autorisation" d'ouvrir l'église? S'ils disent non, cela signifie que je ne devrait pas ouvrir l'église ?"...

L'Iran soutient ceux qui comprennent Hitler comme le cinéaste Lars Von Trier

Le sous-ministre de la culture iranien soutient Lars von Trier et condamne la décision du Festival de Cannes.


L'affaire Lars von Trier est loin d'être terminée. Selon l'agence de presse iranienne FARS, le sous-ministre de la culture iranien, Javad Shamaqdari a affirmé son soutien au réalisateur en envoyant lundi 23 mai, une lettre à Gilles Jacob en remettant en cause la décision du Festival de Cannes.

"Après 64 années d'existence, il est triste de voir les traces d'un comportement fasciste dans la décision des organisateurs de Cannes d'exclure l'un des cinéastes européens les plus acclamés... Il est peut-être nécessaire d'inscrire une nouvelle définition de la liberté d'expression dans les encyclopédies : la réaction de Cannes envers Von Trier, le forçant à s'excuser à plusieurs reprises, rappelle le traitement médiéval de Gallilée par l'Eglise... Le festival de Cannes a laissé une tache sombre dans son histoire".


Le Festival de Cannes avait déclaré le réalisateur danois de "persona non grata" pour avoir déclaré "Je comprends Hitler, je pense qu'il a fait de mauvaises choses, oui absolument, mais je peux l'imaginer assis dans son bunker à la fin. Je suis avec les juifs bien sûr, mais pas trop, parce qu'Israël fait vraiment chier."

Lars von Trier avait présenté ses excuses en soutenant qu'il s'agissait d'une blague qui avait mal tourné. Interrogé à propos de la lettre envoyée par le ministère Iranien, le réalisateur danois a tenu à s'expliquer.
"Selon mon opinion, la liberté d'expression, quelle que soit sa forme, fait partie des droits de l'homme fondamentaux. Cependant, mes propos durant cette conférence de presse furent idiots, ambigus et blessants. Ce que je voulais dire, c'est que chaque être humain, quelque soit sa nationalité, son ethnie, son rang ou sa religion, porte en lui l'extrême cruauté et son contraire. Si nous expliquons les désastres historiques uniquement par la cruauté des individus, nous nous privons de la possibilité de comprendre les mécanismes humains, ce qui est nécessaire afin d'éviter tour futur crime contre l'humanité".

Les deux réalisateurs iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof ont été condamnés par le gouvernement  Iranien à 6 ans de prison et une interdiction de réaliser pendant 20 ans.

Lors du Festival de Cannes, Mohammad Rasoulof a remporté le prix de la mise en scène pour son film Au revoir dans la sélection Un Certain Regard tandis que Jafar Panahi a reçu le Carrosse d'Or à la Quinzaine des Réalisateurs.

La partie allemande de la chaîne Arte  a décidé d'arrêter de financer Von Trier.

Iran : "l'Occident est le pire oppresseur des femmes"

Poste de veille
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souligné lundi le rôle unique et important joué par les femmes dans la transition du pays vers davantage de progrès.

«Le rôle joué par les femmes (dans notre société) est unique et n’est pas interchangeable»

Il a également fustigé l'Occident pour sa maltraitance des femmes, accusant le système capitaliste de porter atteinte «à la réalité et à l’essence de la femme». L'ayatollah Khamenei a ajouté qu'en raison de cette perspective erronée, «la femme occidentale qui aspire à la notoriété doit se comporter conformément aux souhaits des hommes, qui en bénéficient, et cette insulte est la pire forme d'oppression et de cruauté envers les femmes ».

Rappelons que l'Iran a été élu membre de la Commission de la condition de la femme de l'ONU

47 états constituent le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU : 26 sont des dictatures complètes ou partielles et 18 sont musulmans.

Lisez l'article entier sur JSS :
Voici la liste des pays composant le Conseil des droits de l’Homme suite aux dernières "Elections"  - il y avait exactement autant de candidats que de sièges , donc élection automatique :
Les pays libres (ils sont 21):
Autriche, Bénin, Belgique, Botswana, Chili, Costa Rica, République tchèque, Hongrie, Inde, Indonésie, Italie, Maurice, Mexique, Norvège, Pérou, Pologne, Roumanie, Espagne, Suisse, États-Unis et Uruguay.
«Non libres» (12):
Angola, Cameroun, Chine, Congo, Cuba, Jordanie, Kirghizistan, la Libye (actuellement suspendu), la Mauritanie, le Qatar, la Russie, l’Arabie saoudite.
«Partiellement libres» (14):
Bangladesh, Burkina Faso, Djibouti, Équateur, Guatemala, Koweït, Malaisie, Maldives, la Moldavie, Nigeria, Philippines, Ouganda, Sénégal, Thaïlande.
Les membres de l’OCI (Pays du bloc musulman: l'Organisation de la Conférence Islamique)  sont: Bangladesh, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Djibouti, Indonésie, Jordanie, Kirghizistan, Koweït, Libye, Malaisie, Maldives, Mauritanie, Nigéria, Qatar, Arabie saoudite, le Sénégal et l’Ouganda.

mardi 24 mai 2011

Le salaire des assassins d’Israéliens est augmenté par l'Autorité Palestinienne grâce à l'aide internationale (mis à jour 25/5/11)

Palestinian Media Watch via Jerusalem Post et commentary 

Une nouvelle loi de l'Autorité palestinienne (AP) accorde un salaire mensuel à tous les Palestiniens et les Arabes israéliens emprisonnés en Israël pour terrorisme, selon un observatoire des médias (PMW)dans un rapport  publié vendredi.
Les salaires vont de 400$ (3ans de prison pour une femme)  à 3400$ par mois (30 ans de prison et plus) .
Les peines de plus de 20 ans ne sont infligées que pour un meurtre en Israël.
Ces salaires sont 4.5 à 7 fois le salaire mensuel moyen en territoire sous contrôle Palestinien (77 Nouveaux Shekels (NIS) par jour ou 22$)
Et cerise sur le gâteau  la loi vise à encourager la terreur  à l'intérieur d'Israël par l'octroi aux Arabes israéliens une prime mensuelle supplémentaire de 500 shekels au-dessus du salaire alléchant. Les 8000 Nouveaux Shekels (2282$ par mois)  pour un prisonnier condamné à 20 ans est plus est plus du double du salaire minimum en Israël.


Bien que, par exemple,  des voleurs de voiture palestiniens emprisonnés en Israël  ne recevront pas de salaire, les terroristes et assassins du Fatah  ou du Hamas en percevront un. Ceux qui purgent des peines de plus de 20 ans recevront des salaires plus élevés, selon la nouvelle loi de l'AP. Les salaires seront payés à partir du jour de l'arrestation jusqu'à la libération.

Le rapport  de PMW souligne que  plus de 6.000 Palestiniens sont actuellement incarcérés dans les prisons israéliennes pour des infractions liées au terrorisme.

Parmi ceux qui peuvent toucher des salaires ,Abdullah Barghouti, condamné à  67 perpétuités pour des actes qui incluent la planification des attentats suicides du restaurant Sbarro (2001, 15 morts , 130 blessés) et du café Moment (2002, 11 morts  et 54 blessés) à Jérusalem; Hassan Salameh,  condamné à la perpétuité 38 fois pour des infractions qui comprennent la planification d'une série d'attentats à la bombe en 1996, et Jamal Abu al-Hijja, condamné 9 fois à perpétuité pour la planification des attentats de 2005 à Hadera (6 morts 30 blessés)  et Netanya ( 29 personnes ont été tuées et 140 ont été blessées, dont 20 grièvement) .

La nouvelle loi stipule que le paiement par l'AP "sera mis en œuvre ... sur la base des sources de financement disponibles."

En conséquence, lorsque le PA est à court de liquidités, les salaires des prisonniers seront diminuées, a déclaré PMW.

Ces aides directes à l'Autorité palestinienne pourrait faire partie des «sources disponibles" pour les salaires terroristes ou pourraient libérer des fonds ailleurs dans le budget de l'AP qui pourraient être utilisés pour ces traitements, selon le rapport.

La nouvelle loi a été édictée avant l'accord de réconciliation Fatah-Hamas récente et a été publiée dans le Registre officiel de l'AP sur le 13 avril 2011.

La loi comprend:

• Un salaire mensuel »pour subvenir aux besoins des détenus dans les prisons israéliennes"
• des avantages supplémentaires pour les prisonniers libérés
• des avantages supplémentaires pour les familles des détenus
• Le financement "pour les besoins juridique des prisonniers."

Des centaines de prisonniers palestiniens condamnés à plusieurs perpétuités  pour assassinat reçoivent donc  un salaire de l'AP, versé  directement au terroriste ou à sa famille.

Tous ces prisonniers, quelle que soit leur crime ou affiliation, recevront le même salaire. Les prisonniers mariés recevront également une rémunération supplémentaire, ainsi que ceux ayant des enfants.

Les arabes de Jérusalem et israélo-arabes emprisonnés pour des délits terroristes auront un supplément de  300 NIS et 500NIS , respectivement.

La nouvelle loi offre prisonniers une série de privilèges, notamment l'exonération des frais de scolarité dans les écoles publiques et les universités, si le détenu purge cinq années de prison ou plus.

En outre, la loi stipule que les enfants d'un détenu seront exemptés de 80 pour cent de leurs frais de scolarité universitaires si le prisonnier a été condamné à au moins 20 ans et a été en prison pendant au moins cinq ans.

Chaque prisonnier libéré seront exemptés des cotisations d'assurance-maladie s'il a passé au moins cinq ans en prison, tandis que les femmes en seront exemptées au delà de trois ans de prison, selon la loi.


Marcus et Zilberdik disent que tandis que les pays donateurs ont «soigneusement créé des lois pour empêcher leur argent de soutenir l'incitation AP et la terreur », ils ont fait preuve de laxisme dans l'adhésion à ces lois.

«Payer les salaires à des terroristes emprisonnés n'est qu'un exemple de la façon dont la PA utilise son budget pour soutenir et de glorifier la violence, violant ainsi les intentions de ses donateurs", i. "Tant que les pays donateurs continuent à soutenir le budget de l'AP - en ignorant ce que le budget dans son ensemble fiance -. Ils sont directement responsables de la poursuite de l'incitation à la haine et la glorification de terreur par l'AP"

En 2004, l'AP avait défini par la loi exactement qui serait considéré comme un prisonnier: «toute personne emprisonnée dans les prisons de l'occupation [Israël] à la suite de sa participation dans la lutte contre l'occupation."

Le Ministère de l'Autorité Palestinienne pour les affaires des prisonniers, a déclaré jeudi que sa politique avait toujours été pour payer les salaires aux prisonniers et leurs familles "indépendamment de leurs affiliations politiques."

Le ministère a indiqué qu'il n'était pas au courant de toute nouvelle loi concernant les traitements des prisonniers et leurs familles. Il a dit, cependant, que le gouvernement de l'AP a pris ces dernières années un certain nombre de décisions afin d'augmenter les salaires des prisonniers et des membres de leur famille.

Le ministère a souligné que l'Autorité Palestinienne avait payé des salaires aux prisonniers depuis sa création en 1994. 




-Mise à jour-


Voici la liste des pays donateurs en 2010



Pays DonateurMontantSource: journal officiel de l'Autorité Palestinienne
 European Union 158.5 million euros Al-Hayat Al- Jadida, January 20, 2010
 Britain 60 million British pounds Al-Ayyam, February 11, 2010
 India 10 million dollars Al-Hayat Al- Jadida, April 26, 2010
 Norway 53 million dollars Al-Hayat Al- Jadida, June 18, 2010
 France 19 million euros Al-Hayat Al- Jadida, June 22, 2010
 World Bank 40 million dollars Al-Hayat Al- Jadida, October 1, 2010
 Japan 18.5 million dollars Al-Hayat Al- Jadida, October 25, 2010
 European Union 41.4 million euros Al-Hayat Al- Jadida, October 28, 2010
 Britain 30 million British pounds Al-Hayat Al- Jadida, October 28, 2010
 United States 225 million dollars Al-Hayat Al- Jadida, November 11, 2010
 Ireland 1.5 million euros Al-Hayat Al- Jadida, November 15, 2010
 Japan 11.9 million dollars Al-Hayat Al- Jadida, December 28, 2010









Voici l'annonce d'une aide supplémentaire (85 millions euros)  de l'Union Européene 

La Commission européenne a décidé d’octroyer ce jour une enveloppe financière supplémentaire de 85 millions € aux Territoires palestiniens occupés au titre du budget 2011. Cette aide s’ajoute aux 100 millions € déjà approuvés dans le cadre de l’instrument européen de voisinage et de partenariat.
Mme Catherine Ashton, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, s'est exprimée en ces termes: «Cette décision témoigne de notre engagement renouvelé de venir en aide aux Palestiniens les plus vulnérables et s'inscrit dans le cadre du soutien que nous apportons au programme de renforcement des institutions de l'Autorité palestinienne, qui assure une contribution au paiement des salaires et pensions des fonctionnaires de l'Autorité palestinienne travaillant dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Il est essentiel que l'accès aux services publics essentiels ne soit pas interrompu et que le droit aux services sociaux soit respecté. Je tiens à rappeler que nous suivons de près l'évolution de la situation politique et que nous encourageons les actions menées en faveur de la dignité, de la prospérité et de la stabilité dans la région.»
Lors de la présentation de l’aide, le commissaire Štefan Füle a déclaré ce qui suit:
«Par la décision de ce jour, la Commission entend faire savoir au peuple palestinien qu'il peut compter sur notre soutien durable. Les fonds, qui seront accordés par l'intermédiaire du mécanisme PEGASE, seront utilisés pour payer les salaires et pensions des employés de l'Autorité palestinienne qui fournissent des services de base à la population, ainsi que pour financer les prestations sociales destinées aux groupes les plus vulnérables de la société palestinienne. Nous espérons que, comme par le passé, les États membres de l'UE et d'autres donateurs continueront d'aider le peuple palestinien à travers ce mécanisme.»
Sur les fonds alloués au titre de la décision prise aujourd'hui, quelque 45 millions € permettront de payer les salaires et pensions de travailleurs essentiels, principalement des médecins, des infirmières et des professeurs. 40 millions € supplémentaires serviront à financer les prestations sociales destinées aux familles palestiniennes vulnérables. Ces fonds viennent s'ajouter aux 60 millions € accordés à l'Autorité palestinienne et aux 40 millions € alloués à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) en début d'année. À la demande du Premier ministre, M. Fayyad, ces fonds ont été avancés dans le cadre d'une procédure accélérée afin de répondre aux besoins financiers urgents de l'Autorité palestinienne et de respecter l'engagement de l'UE à être un donateur régulier et fiable.
Les fonds seront acheminés grâce au mécanisme d’aide de l’UE pour les Territoires palestiniens occupés, PEGASE1, mis sur pied en février 2008.
À ce jour, l'Union européenne a déjà déboursé 762 millions € pour venir en aide à l’Autorité palestinienne au moyen de ce mécanisme, les États membres de l’UE ayant apporté pour leur part 276 millions € supplémentaires.
Contexte
L’aide fournie à l’Autorité palestinienne est destinée à favoriser la mise en œuvre du plan palestinien de réforme et de développement (PPRD) présenté par l’Autorité palestinienne lors de la conférence des donateurs organisée à Paris en décembre 2007. En dépit des progrès accomplis, le climat économique et social dans les Territoires palestiniens occupés s'est détérioré, essentiellement en raison du blocus prolongé de la bande de Gaza, tant antérieur que postérieur à l'opération «Plomb durci», ainsi que de la mise en œuvre limitée de la part d'Israël de son engagement à lever les restrictions d'accès et de déplacement en Cisjordanie.