jeudi 30 juin 2011

Intoxication à E. Coli: la piste mène en Egypte

Le Figaro  ( lisez l'article intégral )
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L'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a expliqué, mercredi 29 juin, que des graines de fenugrec importées d'Egypte en France et en Allemagne en 2009 et en 2010 ont joué un rôle dans l'intoxication. «À la suite des récents cas signalés à Bordeaux, rapporte Le Monde, l'agence européenne, basée à Parme, en Italie, évoque clairement cette piste égyptienne»: «L'enquête de traçabilité progresse et a montré jusqu'alors que des graines de fenugrec importées d'Égypte en 2009 et/ou en 2010 par la société allemande AGA SAAT sont impliquées dans les deux déclenchements» des intoxications en Allemagne et en France, a indiqué cette évaluation conjointe des deux organismes européens».

Des factures.
«Le fenugrec égyptien a été identifié grâce aux investigations permises par les factures et les interrogatoires de malades», précise au Parisien Frédéric Vincent, porte-parole des questions de santé à la Commission européenne. «Depuis quelque temps, on imaginait que les graines pouvaient venir de loin, et l’idée était de trouver le lien entre les crises françaises et allemandes».

Deux lots distincts.
La société AGA SAAT aurait revendu le lot de graines de 2010 à la ferme biologique Gärtnerhof de Basse-Saxe, à l'origine de l'épidémie allemande. Quant au lot de 2009, il aurait été vendu à la société britannique Thompson & Morgan qui l'a ensuite livré au magasin Jardiland de Villenave-d'Ornon, près de Bordeaux.

L'Iran teste des missiles capables de transporter des ogives nucléaires

AFP le Figaro

L'Iran a testé secrètement des missiles "aptes à transporter" des ogives nucléaires, a affirmé aujourd'hui à Londres le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

"L'Iran a mené des tests secrets de missiles balistiques et lancé des fusées, notamment des missiles aptes à transporter une ogive nucléaire, en violation de la résolution 1929 de l'ONU", a déclaré M. Hague devant la Chambre des Communes.

L'intimidation en Jordanie contre l'AFP continue : vous avez dit liberté de la presse?

AFP

AMMAN — Une centaine de personnes ont manifesté mercredi devant le bureau de l'AFP à Amman pour demander que sa directrice Randa Habib soit jugée, après la publication d'informations sur une attaque contre le convoi du roi Abdallah II au sud d'Amman démenties par les autorités.
"Nous ne voulons pas de Randa Habib. Le peuple veut la chute de Randa Habib", ont scandé les manifestants. "Nous demandons que Randa Habib soit jugée", pouvait-on lire sur des bannières.
Les manifestants ont érigé des tentes montrant leur intention de rester sur place "jusqu'à ce que Randa Habib soit jugée". Mais la police est ensuite intervenue pour les disperser.

Énormes réserves de gaz naturel offshore découverts en Israël.

AFP 20 minutes 

Une société israélienne a annoncé jeudi la découverte de deux nouveaux gisements de gaz naturel offshore en Méditerranée. Selon la compagnie Hacharat Energia, «il y a plus de 50% de chances» pour que les réserves de ces deux gisements, baptisés Sarah et Mira, situés à 70 kilomètres au large de la ville de Hadera, au nord de Tel-Aviv, s'élèvent à 184 milliards de m3. De telles réserves s'ajouteraient à celles des importants gisements Tamar et Léviatan, découverts à 130 km du port de Haïfa (nord d'Israël).

Les réserves de Tamar sont estimées à 238 milliards de m3 de gaz naturel et celles de Léviatan «pourraient atteindre le double et assurer la consommation d'Israël pour 25 ans», selon le ministère des Infrastructures nationales. Ces richesses se trouvent cependant dans des zones maritimes contestées, ce qui n'est pas le cas pour les deux nouveaux gisements Sarah et Mira.

Bahreïn 20 médecins et des infirmières jugés pour opposition au régime sunnite

En réalité ils sont coupables d'avoir confirmé la violence de la répression devant les médias

Le procès commun de 28 médecins et infirmières accusés d'avoir porté secours à des manifestants antigouvernementaux a repris lundi à Bahreïn, devant un tribunal spécial de sécurité.
Les 28 professionnels de la santé sont accusés d'avoir contribué aux efforts visant à renverser la monarchie sunnite qui gouverne le pays depuis 200 ans.
La reprise du procès menace les pourparlers qui devaient débuter vendredi prochain. L'opposition chiite réclame tout d'abord l'annulation des mesures de sécurité spéciales et la fin des poursuites en justice.
Ces pourparlers sont aussi menacés par des rumeurs voulant que le principal militant des droits de la personne de Bahreïn ait été maltraité par les policiers. Abdulhadi al-Khawaja, qui a été épinglé en avril, aurait été sévèrement battu par des membres des forces de l'ordre.
M. Khawaja et sept autres militants ont été condamnés à des peines de prison à vie, la semaine dernière. M. Khawaja aurait été battu après l'annonce du verdict et transporté vers un hôpital militaire pour y être soigné.
Au moins 31 personnes ont été tuées et des centaines d'autres arrêtées à Bahreïn lors des soulèvements populaires inspirés par les rébellions qui ont chassé les régimes en Tunisie et en Égypte.

mercredi 29 juin 2011

1000 expulsés vivent dans des tentes en Egypte: les médias restent indifférents

Al Masry Al Youm via Elder of Zyion

Naglaa Mahdy dort dans une tente avec une dizaine d'autres femmes et leurs enfants. Elle se réveille et se dépoussière, puis elle essaie d'imaginer comment se nourrir et comment nourrir sa famille avec  son minuscule budget . 


Mahdy est l'une des plus de 1000 personnes qui, après avoir été expulsés de leurs appartements loués en Février, ont vécu dans des tentes dans Medinat al-Salam. Après la cuisson sur la cuisinière,  empruntée à une autre tente (l'ensemble de ses appareils ménagers ont été volés), Mahdy passe le reste de la journée à 'attendre les représentants du gouvernorat, qui viennent périodiquement  pour décider quelle  famille  mérite un appartement.

C'est la vie dans la "ville de  tentes" de Medinat al-Salam [en Egypte]. Certains habitants ont protesté au Caire et attiré l'attention sur leur cause, mais beaucoup plus se résignent à continuer leur existence sous la toile élimée. Mahdy porte encore le deuil de son bébé, qui est né prématurément il ya une semaine. 


Le bébé est mort trois jours plus tard parce Mahdy ne pouvait pas payer le traitement médical nécessaire. Malgré la douleur physique et émotionnelle, Mahdy reste avec les autres résidents de la ville de tentes à chaque fois qu'un représentant du gouvernorat arrive. Elle tente désespérément de trouver un appartement pour elle, son mari et ses deux autres enfants.


Pendant le vide sécuritaire qui a commencé le 28 Janvier, les propriétaires de Medinat al-Salam craignaient que les locataires ne confisquent leurs appartements et refusent de partir lorsque leurs bail aura expiré. Dans une démarche préventive contre le vol de leurs appartements, les propriétaires ont mis fin aux contrats des locataires et les ont expulsés de leurs maisons. 

En Février, les familles expulsées ont reçu des promesses d'appartements en mars et ont été logés dans des tentes dans la zone Sbiko de Medinat al-Salam sous les ordres du Premier ministre Essam Charaf. Au début de ce mois, le gouverneur du Caire a annoncé l'affectation de 126 appartements pour les résidents expulsés, et une nouvelle enquête sur  293 familles.

Le reste des habitants de la ville de tentes ont été jugées indignes par le gouverneur, qui a affirmé qu'ils avaient déjà reçu des appartements. Ils nient les affirmations du gouverneur et se plaignent que la majorité des appartements ont été attribués à des personnes d'autres régions.

.... Chaque tente, de la taille d'une petite pièce, abrite dix familles. Les femmes et les enfants dorment dans des tentes pendant la nuit tandis que les hommes montent la garde. 

Venez l'aube, les femmes et les enfants sortent et c'est le tour des hommes de dormir. Ils dorment sur une mince couverture, les habitants passent la nuit sur ​​le sol sablonneux, ce qui  leur a occasionné de nombreux problèmes respiratoires. ... Il n'ya qu'une seule salle de bain pour l'ensemble du camp de tentes .

 Les femmes se plaignent de l'absence d'intimité et disent avoir peur d'aller à la salle de bain pendant la nuit. Avec rien d'autre qu'une une corde pour sécuriser l'entrée de chaque tente, les habitants disent qu'ils sont soumis à de fréquentes attaques par des criminels. Certains voleurs locaux utilisent le camp comme une cachette après avoir commis des crimes dans le quartier, tandis que d'autres ont volé des appareils appartenant à des familles sans-abri. Après des attaques répétées sur les tentes et le viol d'un garçon de 8 ans, les hommes , dont le travail a déjà été durement touchée par la ralentissement de l'économie, se sont arrêtés complètement de travailler . Au lieu de cela, ils restent avec leurs familles pour les protéger, en comptant sur ​​le soutien financier des amis et parents.

Arabie saoudite: 5 femmes arrêtées pour avoir conduit une voiture

La police saoudienne a interpellé cinq femmes pour avoir défié l'interdiction de conduire une voiture, a rapporté ce mercredi un militant, alors que la police dit n'avoir interpellé qu'une seule femme.

«Tous ces cas se sont passés à Djeddah et nous en avons été vraiment surpris parce que ce n'était pas le cas auparavant», a déclaré Eman al Nafjan, un militant saoudien.

Interdiction d’obtenir le permis de conduire

Les autorités avaient apparemment fermé les yeux ce mois-ci sur des dizaines de femmes qui avaient répondu à un appel lancé par des groupes invitant les femmes à défier l'interdiction. Nombre d'entre elles avaient fait sur internet le récit de cette expérience.

Un responsable de la police a déclaré qu'une seule femme, qui conduisait avec son frère, avait été interpellée à Djeddah.

Bien qu'il ne soit pas officiellement interdit aux femmes de conduire en Arabie saoudite, elles ne peuvent obtenir de permis de conduire, ce qui les exclut de fait de cette activité.

Reuters 20 Minutes

Ahmadinejab ne se soumet pas au parlement Iranien et menace de réagir

AFP ROMANDIE


TEHERAN - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a mis publiquement en garde mercredi contre toute arrestation de membres de son gouvernement et de l'équipe présidentielle, affirmant qu'il s'agissait d'une ligne rouge, selon les médias iraniens.

Je suis dans l'obligation de défendre le cabinet, qui est une ligne rouge. S'ils veulent toucher au cabinet, je le défendrai, a déclaré M. Ahmadinejad à l'issue d'un conseil des ministres, alors que plusieurs personnalités de second rang de l'exécutif ont été visées ces dernières semaines par des procédures judiciaires et des arrestations.

De notre point de vue, l'ensemble de ces actions est politique et il est clair qu'on veut mettre le gouvernement sous pression, a-t-il affirmé selon l'agence officielle Irna.

J'ai observé le silence jusqu'à maintenant et je vais continuer à le faire, a ajouté le président cité par l'agence Isna.

Mais si je vois qu'on arrive au point où il y a des dommages importants pour le pays, je serai dans l'obligation d'informer la population et accomplir mon devoir légal, a-t-il averti

Plusieurs membres subalternes de l'exécutif, que ce soit au gouvernement ou dans l'entourage présidentiel, ont été arrêtés sous divers motifs au cours des dernières semaines, alors qu'une crise politique aiguë oppose depuis la mi-avril le président Ahmadinejad à l'aile conservatrice religieuse dure du régime.

Plus d'une dizaine de proches d'Esfandiar Rahim Machaie, directeur de cabinet controversé et principal conseiller du président, ont notamment été arrêtés dans des affaires de corruption ou délits financiers, voire parfois pour sorcellerie.

Parmi eux figure un ex-vice-ministre des Affaires étrangères, Mohammad Sharif Malekzadeh, dont la nomination a failli entraîner la semaine dernière la destitution du chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, par le Parlement dominé par les religieux conservateurs.

Un vice-président, Hamid Baghaie, est par ailleurs sous le coup d'une procédure judiciaire pour des irrégularités administratives.

Le directeur de cabinet du président est la cible d'une violente offensive de l'aile dure du régime, qui le juge trop libéral, trop nationaliste et trop influent, et l'accuse de diriger un courant déviationniste visant à saper le régime islamique iranien.

Les ultra-conservateurs ont multiplié les pressions contre M. Ahmadinejad pour obtenir le limogeage de M. Machaie, mais le président a jusqu'à présent refusé de céder.

J'espère que la réputation des gens sera protégée, en particulier celle des membres du gouvernement qui travaillent 24 heures sur 24 et n'ont pas le temps de se défendre, a déclaré le président en se référant au Guide suprême iranien Ali Khamenei.

L'ayatollah Khamenei, qui a appelé à plusieurs reprises à un retour au calme au sein du camp conservateur, a demandé lundi à la justice, aux responsables politiques et aux médias de cesser de désigner nommément les personnes arrêtées ou visées par des procédures judiciaires afin de préserver leur présomption d'innocence.

J'espère que tout le monde apportera son aide pour que le calme revienne afin de permettre au pays d'avancer, a déclaré M. Ahmadinejad mercredi en dénonçant les nombreuses accusations lancées contre l'exécutif iranien.

Trafic d'êtres humains : L'Algérie est ajoutée à la liste noire des USA

Ministère des Affaires Etrangères des USA et le Washington Post via Algérie Focus


L’Algérie a été classée parmi les 23 Etats qui sont considérés comme “n’atteignant pas le niveau minimum” de protection contre la traite et “ne faisant pas d’efforts importants” pour y remédier, constituant la liste noire du rapport.



En réalité, sept de ces pays font partie du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient (Algérie, Arabie saoudite, Iran, Koweït, Liban, Libye, Yémen), neuf sont en Afrique (Centrafrique, Erythrée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Madagascar, Mauritanie, RDC, Soudan, Zimbabwe), trois en Asie (Birmanie, Corée du Nord, Turkménistan), deux en Amérique (Cuba et, pour la première fois, le Venezuela), et deux en Océanie (Micronésie, Papouasie – Nouvelle-Guinée).

Les pays pires sont le Congo , la Corée du Nord l'Arabie Saoudite et l'Iran.


Enfin trois États -la Côte d’Ivoire, Haïti et la Somalie-sont considérés dans le rapport comme des “cas spéciaux” en raison des crises traversées par eux en 2010.

Il est à signaler en dernier lieu que deux pays européens figurent également dans cette liste. Il s’agit de l’Estonie et de la Biélorussie.

La Russie prend ses distances avec la Syrie de Bachar Al Assad

Agence de presse Russe RIA NOVOSTI 

Dmitri Medvedev a déjà déclaré à plusieurs reprises qu’il était temps pour son homologue Bachar al-Assad de passer des paroles aux actes et de mettre en œuvre des réformes. Et bien que la Russie fasse encore partie des alliés du régime syrien actuel, sa patience arrive à son terme.

Les propos tenus cette semaine par le premier ministre russe Vladimir Poutine après ses pourparlers à Paris avec le gouvernement français ont été éloquents. Il a déclaré des choses étonnantes qui devraient alerter al-Assad. "Pour une raison inconnue on a l’impression que nous avons des relations particulières avec la Syrie. A l’époque soviétique c’était le cas. Mais pas aujourd’hui. Actuellement, la Syrie a plutôt des relations particulières avec la France", a déclaré le premier ministre russe.

Bien que beaucoup de diplomates russes et d’agents des services de renseignement affirment toujours que Moscou et Damas sont liés par d’importants intérêts politiques et économiques.

"Nous n’y avons pas d’intérêts particuliers : ni bases militaires, ni grands projets, ni investissements importants à défendre. Rien", a déclaré Vladimir Poutine.

Notons tout de même que depuis l’époque soviétique il existe dans le port syrien de Tartous une base de maintenance destinée à la réparation des navires de guerre. C’est la seule base de ce genre dont la marine russe dispose dans toute la mer Méditerranée, mais c’est loin d’être une vraie base navale militaire.

Vladimir Poutine a averti Bachar al-Assad : "Nous sommes conscients qu’il est impossible d’utiliser des outils politiques datant de 40 ans dans le monde contemporain. J’espère que le gouvernement syrien en est conscient et en tirera les conclusions nécessaires."

Egypte : rien n'a changé depuis la chute de Moubarak

Paris Match

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Des centaines de jeunes manifestants ont affronté la police égyptienne dans la nuit de mardi à mercredi sur cette célèbre place du centre du Caire, dont le nom signifie «Libération».

Car si l’éviction du raïs par la rue était une grande victoire et un exploit, les habitants du pays le plus peuplé du monde arabe est toujours frustré. Lenteur dans la mise en place des réformes censées améliorer leur niveau de vie alors que près de la moitié de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et par personne; méthodes des nouvelles autorités –le Conseil suprême des forces armées (CSFA)- qui ressemblent à s’y méprendre à celle de l’ancien régime (arrestations et condamnations d’opposants… répression…); et un transfert du pouvoir à la société civile qui se fait attendre…

L’ère post-Moubarak n’est pas si rose que les Egyptiens l’avaient rêvée. Bien qu'elle ait promis des élections législatives libres et démocratiques en septembre, et aussi de ne pas présenter de candidat issu de ses rangs, l’armée est de plus en plus controversée, et le peuple voudrait se débarrasser une fois pour toute des dirigeants corrompus restants.

Ainsi, hier, la foule demandait principalement le départ du chef du CSFA, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui. Ce dernier, âgé de 75 ans, n’est autre que l’ancien vice-Premier ministre d’Hosni Moubarak (promu le 29 janvier en pleine révolte). Ministre de la Défense et de la Production militaire depuis 1991, il a accédé en 1995 au rang de commandant général des forces armées.
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lundi 27 juin 2011

Sunnites et Chiites du Liban contre une loi sur la violence domestique aux femmes

AFP Iloubnan et Now Lebanon

Il est dans l'intérêt des chefs spirituels du Liban de s'assurer qu'un statut CIVIL qui protège les femmes ne soit pas voté.

L'étincelle qui a enflammé le réveil arabe syrienne a sans doute été l'arrestation de 15 jeunes garçons de Daraa pour des graffitis anti-régime. Mais une partie peu connue de cette histoire a été rapportée dans l'hebdomadaire allemand  Der Spiegel . «Leurs pères et le cheikh local sont allés voir le chef du renseignement provinciales, Atif Najib, un cousin du président, pour plaider leur cas, affirmant que les personnes arrêtées étaient juste des enfants. "Oubliez-les", aurait dit Najib , et envoyez-moi vos épouses afin que je puisse faire plus d'enfants pour vous. " Le commentaire a été monstrueux pour de nombreuses raisons, mais il sera particulièrement offensant pour ceux qui se battent contre une attitude archaïque encore répandue dans de nombreux coins du monde arabe:  que les femmes mariées ont peu ou rien à dire dans ce qui est perçu comme une obligation matrimoniale pour avoir des relations sexuelles avec son mari quand il veut.


La plus haute autorité religieuse sunnite du Liban s'est dite vendredi opposée à un projet de loi visant à protéger les femmes contre la violence, estimant qu'il provoquerait "la dislocation de la famille comme en Occident". L'autorité chiite a joint sa voix "c'est une affiare dangeureuse"

"L'islam (...) est très soucieux du règlement des cas de mauvais traitements", indique la très influente Dar el-Fatwa dans un communiqué.

Mais cela ne se fait pas "grâce au clonage de lois occidentales qui favorisent la dislocation de la famille (...) et qui ne conviennent pas à nos sociétés", poursuit l'institution.

Le projet de loi, élaboré sur proposition d'associations féministes, d'avocats et de médecins légistes, a été approuvé en Conseil des ministres en 2010 et est à l'étude actuellement au Parlement.

Il s'inscrit sous le code pénal et non du statut personnel qui, dans un Liban multiconfessionnel, est régi par chacune des différentes communautés chrétiennes et musulmanes du pays.

Le projet stipule des mesures permettant une protection de la femme victime de violence de la part de son mari ou d'un autre membre de sa famille, rendant par exemple obligatoire une intervention de la police en cas de notification de l'agression.

Il interdit également le viol de la femme par son mari, une clause qualifiée d'"hérésie" par Dar el-Fatwa, qui a accusé les instigateurs du projet d'"inventer de nouveaux crimes".

L'auteur des abus doit se soumettre à des sessions de réhabilitation et risque la prison s'il refuse d'obtempérer.

Le projet aura un "impact psychologique sur les enfants musulmans (...) qui verront leur mère défier l'autorité patriarcale et le menacer de prison, ce qui affaiblira l'autorité morale" du père, accuse Dar el-Fatwa.

L'institution souligne "la nécessité de rester attaché à la charia (loi islamique) en ce qui concerne la famille musulmane".

Au Liban, comme dans la majorité des pays arabes, les rares femmes qui osent porter plainte pour harcèlement ou pour violence conjugale sont la risée des policiers qui leur demandent dans la plupart des cas de rentrer chez eux.

Bahrein: Prison à perpétuité pour huit opposants

Gulf News via Le Courrier International

A l'annonce du verdict, des opposants ont bloqué les routes et appelé à des marches de protestation. Le 22 juin, huit leaders de l'opposition ont été condamnés à la perpétuité par un tribunal de Manama. De confession chiite, ils étaient accusés d'avoir comploté pour renverser le pouvoir sunnite lors des manifestations qui avaient ébranlé le royaume en mars. Cette sentence pourrait miner les efforts du gouvernement, encouragés par Washington, pour dialoguer avec l'opposition, souligne le quotidien émirati.

Le "président" du Yémen devrait annoncer qu'il transfére le pouvoir au Parlement

L' Express




Ali Abdallah Saleh, président contesté au Yémen et hospitalisé en Arabie Saoudite, à la suite de l'explosion de la mosquée de son palais le 3 juin 2011, devrait annoncer dans les médias sous 48 heures, son intention de transférer ses pouvoirs. Il s'apprête à transférer "la totalité de ses pouvoirs au Parlement, après quoi il n'aurait plus qu'un rôle représentatif". Ensuite il prévoit "la formation d'un gouvernement de coalition et la tenue d'une élection présidentielle anticipée, ce qui lui permettrait de se retirer dans un climat d'apaisement", déclare un responsable proche du raïs yéménite. 

Le Hezbollah rapatrie ses armes de la Syrie: ils n'ont plus confiance dans le maintien au pouvoir de Bachar Al Assad?

Georges Malbrunot Le Figaro

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Ces dernières semaines, les services de renseignements occidentaux ont repéré des «mouvements de camions près de la frontière poreuse entre la Syrie et la plaine de la Bekaa au Liban», où le Hezbollah dispose de ses propres centres de stockage d'armes. Confirmés par l'ONU, ces transferts concerneraient des missiles sol-sol Zelzal de moyenne portée, ainsi que des roquettes Fajr 3 et Fajr 5, que le «Parti de Dieu» amasse en vue d'une confrontation avec l'État hébreu.

Pour ces déplacements ultrasensibles, le Hezbollah recourt à ses unités logistiques installées en Syrie, dont l'existence a été dévoilée par Le Figaro en octobre dernier. Elles soulignent le renforcement des positions du Parti de Dieu chez son voisin au cours des dernières années.

«Certaines des infrastructures militaires du Hezbollah en Syrie sont situées dans des zones fortement peuplées», prévenait récemment un télégramme diplomatique américain divulgué par WikiLeaks. Elles sont notamment positionnées à Douma, près de Damas, et dans la région de Homs, qui abritent des foyers de la contestation contre le régime syrien.
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Maroc : partisans et adversaires de la réforme mobilisés

Afrik


Le référendum polarise les Marocains. Des milliers de partisans et d’opposants à
la proposition de réforme de la constitution du roi Mohammed VI ont manifesté pacifiquement dimanche dans plusieurs grandes villes du Royaume. Le projet sera soumis à référendum vendredi prochain.

Au Maroc, partisans et opposants de la réforme ont occupé la rue dimanche. Des milliers de marocains ont répondu à l’appel à manifester du Mouvement du 20 février pour dire « non » au projet de révision constitutionnelle de Mohammed VI. Ils se sont réunis dans plusieurs grandes villes du pays : Casablanca (nord-ouest), Marrakech (sud), Rabat ou encore Tanger (nord). « Les Constitutions octroyées à la poubelle », « Non à l’injustice sociale », « Nous boycotterons le référendum », ont scandé les manifestants. Des partis de gauche, le mouvement du 20 février et depuis vendredi le mouvement islamiste Justice et bienfaisance, l’un des plus importants au Maroc, ont appelé à « boycotter » le scrutin. Ils estiment que les concessions faites par le roi sont insuffisantes. « Nous rejetons les propositions faites (par le roi). Elles laissent l’essentiel de l’autorité dans les mains d’une personne non élue qui ne sera soumise à aucune forme de contrôle », a déclaré à Reuters Hamid, un chômeur de 38 ans. Il était au milieu d’une foule de 7 000 manifestants dans le quartier populaire de Hay Mohammadi de Casablanca. Dans la capitale politique Rabat, où la mobilisation a été faible, la police anti-émeute a séparé environ 2 000 personnes opposées aux réformes d’un autre ensemble de manifestants qui y étaient favorables


Forte mobilisation du « oui »
Les adversaires aux réformes du roi n’étaient pas les seuls dans la rue. Des sympathisants de Mohammed VI se sont également rassemblés pour la première fois en très grand nombre à Casablanca. Une source du ministère de l’Intérieur, cité par l’AFP a chiffré leur nombre à « des dizaines de milliers de personnes ». Les partisans de la réforme ont répondu massivement à l’appel des partis politiques et de la confrérie religieuse soufie « Zaouia Boudchichia », favorable au pouvoir. Certains médias évoquent le chiffre de 10 000 à 20 000 manifestants pro-réformes à Casablanca. La confrérie « Zaouia Boudchichia » a déclaré qu’elle désirait « accompagner pacifiquement le projet royal », comme la majorité des sympathisants de Mohammed VI présents dans la rue. Ce dernier a présenté il y a dix jours son projet de réforme constitutionnelle pour faire du Maroc une monarchie parlementaire. La nouvelle constitution accroît l’indépendance et les pouvoirs du Premier ministre. Toutefois, le monarque conserve son statut de chef religieux et nombre de ses prérogatives politiques. « Je comprends les revendications sociales de ce mouvement, mais je vais voter pour le projet de Constitution. Je suis pour le roi », a indiqué à l’AFP un manifestant de 20 ans. Un référendum est prévu vendredi prochain. Les trois principales formations politiques du Maroc, le Parti islamiste Justice et développement (PJD, opposition parlementaire), l’Union socialiste des forces populaires (USFP, coalition gouvernementale) et l’Istiqlal (parti du premier ministre), ont appelé à voter « oui ».


En dépit de quelques incidents dans la capitale et à Casablanca, les manifestations ont été globalement pacifiques. Le dimanche ayant suivi le discours de Mohammed VI annonçant les réformes constitutionnelles, les adversaires du projet avaient étéfrappés par leurs adversaires plus nombreux, sous les yeux des forces de l’autorité qui n’étaient pas intervenues à Rabat. Ahmed Mediany, un militant de gauche et membre de la section de Casablanca du Mouvement du 20 février a affirmé qu’ « il s’agit de manifestations pacifiques nationales, les cinquièmes, pour montrer que nous utiliserons la rue jusqu’à la réalisation de notre objectif : une véritable monarchie parlementaire ».
L’issue du scrutin de vendredi sera capitale pour l’avenir politique du pays.

L'indonésie interdit aux bonnes de travailler en Arabie Saoudite : pas de protection contre la maltraitance ni droits sociaux

Courrier International
"Le moratoire sur l'envoi de travailleurs en Arabie Saoudite entrera en vigueur au 1er août", titre le quotidien de Jakarta. Le 22 juin, le gouvernement indonésien a annoncé qu'il interdirait à ses ressortissants de partir chercher du travail dans ce pays tant que les deux Etats n'auront pas scellé un accord sur les droits dont cette main-d'œuvre doit pouvoir bénéficier. Le 18 juin, la décapitation d'une employée de maison indonésienne, accusée d'avoir tué son employeuse, a suscité une vive émotion à Jakarta....Il faut dire qu'elle l'a fait pour se protéger car il abusé d'elle.

Libye: offensive des rebelles à une cinquantaine de km au sud de Tripoli

Romandie  AFP

YEFREN (Libye) - Les rebelles libyens ont lancé dimanche une offensive contre les troupes de Mouammar Kadhafi stationnées dans la plaine entre les montagnes berbères et Tripoli, a rapporté un correspondant de l'AFP.

La rébellion a repoussé les loyalistes de 20 km vers le nord, remontant vers le verrou stratégique de Bir Al-Ghanam.

Les deux camps s'affrontent à l'arme lourde, entre intenses bombardements aux roquettes de type Grad et tirs soutenus de mitrailleuses lourdes, à une cinquantaine de kilomètres de Tripoli.

Partis des montagnes, dont ils contrôlent depuis la semaine dernière la zone allant de Zenten à Yefren, à environ 80 km au sud de Tripoli, les rebelles ont été rejoints par des groupes d'insurgés de Zawiyah, a constaté l'AFP.

Après deux mois d'accalmie, cette ville côtière se trouvant à 40 km à l'ouest de la capitale a été le théâtre de nouveaux combats il y a deux semaines, les troupes pro-Kadhafi parvenant à repousser l'assaut des rebelles.

Bir Al-Ghanam est situé à la jonction entre les routes conduisant à Tripoli et Zawiyah, au nord de Bir Ayad, position prise par les rebelles il y a trois semaines.

Un expert en droit international maritime allemand affirme que le blocus de Gaza est parfaitement légal

Il y a eu d'autres blocus avant celui de Gaza: celui contre les protestants de la Rochelle (guerre civile) , le blocus Continental de Napoléon contre l'Angleterre (guerre classique) , le blocus continental de contre les états du Sud des USA par les fédérés (guerre de sécession), blocus de l'Anleterre et de l'URSS par l'Allemagne Nazie, blocus de Cuba par les USA, blocus de Berlin par l'URSS. Aucun de ces blocus n'a été déclaré illégal car la loi internationale l'a toujours admis. 

Adapté par l'Ambassade d’Israël en France
La traduction d'une interview publiée sur le site d'information allemand Zeit online, d'un expert en droit international maritime, Mr Heintschel von Heinegg. Il enseigne à l’Europa-Universität Viadrina à Francfort.

- Zeit Online : Le déploiement des forces israéliennes en mai dernier contre un convoi dit ‘humanitaire’ se dirigeant vers Gaza a déclenché des cris de protestation dans le monde entier. Maintenant un second convoi, encore plus international, est sur le chemin de la bande de Gaza – un convoi qui vise à briser le blocus maritime israélien de Gaza. Ce blocus, est-il conforme d’un point de vue juridique ?

- Wolff Heintschel von Heinegg : Et bien cela dépend de la manière dont vous caractérisez le conflit entre Israël et les Palestiniens. Lorsque les juristes se réunissent, ils sont souvent en désaccord sur ce sujet. Mais il y a certainement un consensus sur une chose – à savoir que ce que vous avez ici est un conflit armé. Ce qui signifie que les lois régissant les conflits s’appliquent : en vertu de ces lois, le blocus maritime est autorisé.

- Zeit Online : Mais un conflit peut également impliquer deux ou plusieurs autres Etats ?

- Heintschel von Heinegg : Absolument. Et le problème est que la Palestine n’est pas un Etat – du moins pas encore – ce qui explique pourquoi beaucoup estiment que le conflit n’est pas un ‘conflit armé international’. Et si vous le prenez ce point de vue, les lois du blocus ne s’appliquent pas. Mais si vous optez pour un regard objectif sur les analyses juridiques pertinentes, il est évident que la recevabilité de base du blocus israélien n’a jamais été remise en question.

- Zeit Online : Vous avez vous-même caractérisé l’action d’Israël contre le convoi en 2010 comme étant parfaitement légitime. Sur quelle base ?

- Heintschel von Heinegg : Si un blocus est permis dans ce conflit, alors il est également autorisé de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre en place un tel blocus. Il ya un seul principe qui caractérise un blocus: le principe d’effectivité. En d’autres termes, le blocus vise à empêcher les navires d’entrer ou de quitter la zone de blocus. Si le blocus ne parvient pas à le faire ne serait-ce qu’une fois, il est inefficace et le devient donc immédiatement sur le plan juridique.

- Zeit Online : Donc cela signifie que quand il s’agit de ce blocus, Israël est dans une situation de “catch-22“, non ?

- Heintschel von Heinegg : Certes. Les Israéliens ne peuvent simplement pas se permettre de laisser n’importe quel navire traverser, dès lors qu’il s’agit d’éviter qu’un second navire ne traverse la zone de blocus quelques heures plus tard.

- Zeit Online : Les opérateurs du convoi de 2010 ont dit dès le départ que les navires se dirigeaient vers la bande de Gaza. Le dire ne peut donc pas faire l’objet de poursuites pénales ?

- Heintschel von Heinegg : Le simple fait qu’ils appareillent pour Gaza ne constitue pas en soi un acte criminel. Mais : si vous déclarez, dans un forum public, que vous vous dirigez vers Gaza dans le but exprès de briser le blocus, c’est une preuve claire d’une tentative de rupture de ce blocus. Et quand cela arrive, l’Etat qui a imposé le blocus n’a pas besoin d’attendre jusqu’à ce que le navire en question atteigne le périmètre de 20 miles nautiques ; au contraire, il a le droit d’intervenir au préalable. Parce que l’État qui impose le blocus a non seulement le droit, mais aussi le devoir de maintenir son blocus.

- Zeit Online : A quoi s’exposent les personnes à bord du convoi maritime ?

- Heintschel von Heinegg : Tout navire qui brise réellement le blocus doit tout simplement compter avec le fait que la force militaire soit utilisée contre eux. De plus, l’Etat qui impose le blocus n’est pas obligé d’attendre jusqu’à ce que quelqu’un ait franchi la ligne de blocus en pratique. Il suffit qu’il y ait intention clairement perceptible – durant laquelle des mesures peuvent être prises dans ce cas, bien avant que la ligne de blocus ne soit franchie.

- Zeit Online : Quelle forme pourrait ou devrait prendre de telles mesures ?

- Heintschel von Heinegg : Normalement ces mesures se déroulent sans problèmes majeurs. L’Etat qui impose le blocus arrête le navire, lui ordonne de procéder à un port spécifique, inspecte la cargaison du navire, et en poursuit le propriétaire en justice. Mais s’il y a résistance aux mesures prises par cet Etat qui impose le blocus, alors cet Etat a besoin d’enrayer toute opposition. Ce qui signifie que toute tentative d’échapper au blocus ou contre ses forces d’imposition doivent se manifester avec une force raisonnable.

- Zeit Online : À votre avis, la réaction d’Israël en 2010 correspondait-elle à une initiative intelligente étant donné la situation humanitaire à Gaza ?

- Heintschel von Heinegg : Et bien voilà ce qui se produit quand il s’agit de ce type de questions juridiques. Dans de telles situations, les acteurs ne réagissent pas de façon logique, ni judicieusement, car de telles actions sont-elles nécessairement la chose la plus intelligente -politiquement, j’entends- à faire ? Un Etat qui impose un blocus est tenu de fournir à la population civile, dans la zone bloquée, les marchandises dont elle a besoin pour survivre. Mais les Israéliens l’ont toujours fait. A l’heure du convoi dit ‘humanitaire’ en 2010, c’était la même chose et c’est ce qu’ils ont dit: n’hésitez pas à accoster dans le port; nous garantissons que nous allons remettre votre frêt humanitaire. Mais il était clair dès le départ que certaines parties ne voulaient pas ça du tout, car alors ils n’auraient pas obtenu le même impact sur l’opinion publique.

- Zeit Online : Que conseilleriez-vous au Premier ministre israélien si le prochain convoi s’approche de la limite de la zone de blocus ?

- Heintschel von Heinegg : Si le premier ministre veut maintenir le blocus, alors il doit tout simplement parvenir à le faire respecter. S’il ne l’applique pas, ça sera lettre morte, et alors il faudra recourir à d’autres mesures, et la situation juridique ne serait alors pas si simple. Car alors il faudrait invoquer le droit d’auto-défense, déjà souvent invoqué dans les cas où il n’est tout simplement pas approprié de le faire. Nos opérations anti-terroristes [en Allemagne] en sont un parfait exemple.

- Zeit Online : Pensez-vous que les Israéliens vont réagir de la même façon ?

- Heintschel von Heinegg : Je pense qu’Israël est mieux préparé cette fois-ci. La dernière fois, ils ont essayé d’approcher le convoi avec des canots pneumatiques et tenté de grimper à bord afin de prendre le contrôle des navires. Et puis ils ont utilisé des hélicoptères. Je soupçonne que les forces israéliennes n’étaient tout simplement pas préparées à la résistance rencontrée de la part de certains des passagers à bord de ces navires et ils ont donc été pris complètement par surprise.

- Zeit Online: Est-ce que la situation juridique aujourd’hui est plus délicate en raison du fait qu’il ya déjà eu un conflit avec un premier convoi ?

- Heintschel von Heinegg : Je pense que c’est l’inverse. J’espère que les principes juridiques pertinents ne seront pas détournés à nouveau, puisque le droit des conflits armés s’applique ici – et non l’oeil ou la persepctive des défenseurs des droits de l’homme. En outre, Israël n’a pas réagi capricieusement la première fois. Il aurait été assez difficile pour les Israéliens de couler les navires sans se préoccuper du sort des passagers ou du frêt à bord. Israël a seulement pris les mesures prescrites par la loi – à savoir empêcher les navires d’arriver à Gaza. C’était sans aucun doute la mesure la plus modérée à leur disposition.

- Zeit Online : Les gens souffrent à Gaza, même s’ils ont accès aux biens dont ils ont besoin pour survivre. N’est-il pas légitime que les gens veulent aider les citoyens de Gaza ?

- Heintschel von Heinegg : La motivation des briseurs de blocus – indépendamment du fait qu’ils agissent selon des raisons vertueuses ou condamnables – est complètement hors de propos d’un point de vue juridique. J’ai, bien sûr, beaucoup de respect pour les militants de défense droits humains qui consacrent leur temps pour poursuivre leurs objectifs, mais vous ne pouvez pas contourner le fait qu’il y a certaines limites juridiques. Aussi, je présume que ces actions humanitaires sont également des coups médiatiques visant à mobiliser l’opinion publique. Nul ne peut contester le fait que les citoyens de Gaza se trouvent en situation difficile, par rapport à nos propres normes. Mais je ne vois pas vraiment de besoin humanitaire pressant ici.

- Zeit Online : À votre avis, y at-il une alternative à ces convois humanitaires ?

- Heintschel von Heinegg : Bien sûr. Il y a plusieurs organisations humanitaires dont les références sont impeccables et que personne ne remettrait en question – la plus importante étant le Comité international de la Croix-Rouge allemande. Si vous voulez vraiment aider les citoyens de Gaza, vous allez à la Croix-Rouge – une organisation que les Israéliens acceptent sans hésitation.

- Zeit Online : La frontière entre Gaza et l’Egypte a été récemment réouverte. Pensez-vous que cela aura un effet contre-productif sur le blocus naval ?

- Heintschel von Heinegg : Israël a toujours pu compter sur l’Egypte, et la frontière entre Gaza et l’Egypte n’a pas été particulièrement perméable dans le passé. Mais cela a changé. L’importance stratégique du blocus en termes de protection de la sécurité israélienne a certainement diminué. Mais néanmoins, la fiabilité des mesures maritimes d’Israël ne sera affectée en aucune façon par le changement de statut de la frontière entre Gaza et l’Egypte.

http://www.zeit.de/politik/ausland/2011-06/seeblockade-gaza-interview

Un quotidien jordanien : le combat contre Israël est existentiel, non territorial

Voici un Edito du journal Jordanien Al Dustour. La liberté de la presse est quasi nul en Jordanie - cet article reflète le message que le gouvernement veut faire passer. 


Devant la contestation grandissante , le régime Hachémite brandit l’étendard de ... la lutte de la Nation Musulmane et Arabe contre l'ennemi, coupable de tous les meaux: Israël.
L'ennemi extérieur est toujours un recours, pour les dictateurs et les régimes totalitaires, pour rassembler le peuple autour du pouvoir.


Memri via le Post extraits:


La Jordanie arabe, sous le règne de son illustre direction hachémite, a œuvré à la construction d’une solidarité arabe et à la [résolution] des conflits inter-arabes, seule façon d’unifier les fronts et d’affirmer une positions unifiée et efficace capable de faire face à l’entreprise sioniste génocidaire, qui représente une menace pour toute la oumma.
...
Le jour du 44ème anniversaire de l’agression sioniste contre la oumma [la Nation Musulmane] , le 5 juin 1967, les données éternelles se voient avérées: la lutte contre l’ennemi est d’ordre existentielle plutôt que territoriale, ce qui nécessite que la oumma mette en œuvre tous les moyens et toutes les mesures possibles pour triompher et repousser l’envahisseur sioniste…
...
Après quatre décennies, il est prouvé que la oumma toute entière n’a d’autre ennemi que l’ennemi sioniste qui persiste à exiler le peuple palestinien hors de sa terre, à dépouiller ses lieux saints et à judaïser Jérusalem.

[1] Al-Dustour (Jordanie), le 5 juin 2011.

samedi 25 juin 2011

Sondage: 43% des jeunes palestiniens trouvent leur liberté d'expression limitée , 10% la trouvent inexistante

MAAN

Le sondage mené sur 1500 jeunes, âgés de 18 à 35 ans, des deux sexes, tirés au sort en Cisjordanie et Gaza par le Centre Palestinien pour la promotion de la Démocratie Panorama 

Turquie les Kurdes menacent de boycotter la nouvelle Assemblée

Courrier International

La Haute Commission électorale turque vient d'invalider l'élection de quelques députés élus lors du scrutin législatif du 12 juin. Parmi eux, le cas du Kurde Hatip Dicle soulève de nombreuses questions.

C'est surtout l'invalidation de l'élection de Hatip Dicle, élu kurde de Diyarbakir, proche du Parti pour la paix et la démocratie (BDP, prokurde [vitrine légale du PKK]), qui fait couler beaucoup d'encre. Ce dernier était en effet inculpé depuis 2007 pour incitation à la violence.

A la suite de cette décision, les 36 élus indépendants proches du BDP ont décidé de ne pas siéger dans la nouvelle Assemblée. Si cette décision devait être maintenue, elle ne serait pas sans conséquences sur le processus d'élaboration d'une nouvelle Constitution prévue après ce scrutin.L'Assemblée nationale issue des élections du 12 juin ne devait-elle pas rédiger une nouvelle Constitution ?" s'interroge un Cengiz Candar indigné dans Radikal. "Cette nouvelle Constitution ne devait-elle pas surtout permettre d'ouvrir la voie à une solution à la question kurde, qui constitue tout de même le problème numéro un du pays ? Ce processus peut-il aboutir sans la contribution des 36 élus proches du BDP ? Un texte, à la rédaction duquel n'auraient pas participé des personnes élues – avec les pires difficultés – par les Kurdes serait-il légitime, quel que soit son contenu, aux yeux de millions de Kurdes ?"Le quotidien prokurdeÖzgür Gündem annonceainsi en première page que les élus indépendants proches du BDP ne siégeront pas dans la nouvelle Assemblée tant que leur élu évincé ne sera pas rétabli dans ses droits.


Ahmet Altan, dans Taraf,  se demande d'ailleurs pourquoi le Premier ministre Erdogan, que le "système" avait également empêché de participer aux élections de 2002 à la suite de sa lecture d'un poème polémique( poème aux connotations islamistes (lePoint "les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats", ne fait pas preuve de plus d'empathie avec Hatip Dicle. L'éditorialiste de Taraf considère que la tentative de l'AKP de prouver que les deux affaires ne sont pas comparables est "un peu pathétique". "Le Premier ministre avait exprimé ses idées en lisant [en 1997] un poème [et avait été condamné et empêché de participer aux élections de 2002], Dicle a fait de même [en déclarant en 2007 que, si l'armée attaquait le PKK, celui-ci se défendrait]. La ressemblance entre les deux situations est-elle vraiment si difficile à percevoir ? Est-ce parce qu'il ne veut pas ressembler à un homme politique kurde qu'Erdogan nie cette réalité ? Ou alors est-ce parce que désormais il n'est plus un 'exclu' du système ?"


aux connotations islamistes (lePoint "les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats")

L'ambassadeur d'Israël au Vatican loue l'action de Pie XII ( 26 juin du mise à jour)

Le Figaro 

Mise à jour  dans L'Express :

[En raison du tollé qu'ils ont suscité dans son pays, l'ambassadeur d'Israël auprès du Vatican, Mordechaï Lewy, a atténué dimanche les propos élogieux qu'il avait tenus trois jours plus tôt sur l'attitude du pape Pie XII à l'égard des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Mais, devant la levée de boucliers suscitée dans le monde juif, notamment parmi les survivants de l'holocauste, Lewy a dû concéder dimanche que son appréciation était "historiquement prématurée".Vice-président du Rassemblement américain des survivants de l'Holocauste et des descendants de ses victimes, Elan Steinberg a jugé inadmissibles et "moralement erronés" de tels propos de la part d'un ambassadeur d'Israël.

Steinberg a ajouté que Lewy avait "honteusement entremêlé les actions dignes d'éloges d'éléments de l'Eglise catholique pour sauver des Juifs avec l'incapacité criante du pape Pie XII à en faire autant."
Il a publié un communiqué précisant que ses commentaires s'inscrivaient dans un "contexte historique plus large". "Mais comme ce contexte fait encore l'objet d'une recherche actuelle et future, formuler mon jugement historiquement personnel était prématuré", a-t-il admis.]


On savait le monde juif divisé à propos de l'attitude du pape Pie XII pendant la seconde guerre mondiale - une minorité active défend en effet sa mémoire - mais l'ambassadeur d'Israël près le Saint-Siège, Mordechaï Lewy, vient de créer la surprise en reconnaissant, jeudi soir à Rome, que ce pape en voie de béatification, a "sauvé" des juifs alors que beaucoup lui reprochent son "silence" face à la politique nazie d'extermination systématique des juifs.

Lors d'une cérémonie de reconnaissance d'un "juste", un prêtre italien qui a aidé des juifs pendant cette persécution, le diplomate a affirmé que les couvents et monastères catholiques avaient ouvert leurs portes aux rescapés de la rafle menée par les Allemands dans le Ghetto de Rome le 16 octobre 1943.

"Il y a tout lieu de penser que ces institutions religieuses catholiques ont recueilli des Juifs avec l'accord et le soutien de la plus haute hiérarchie vaticane" a-t-il observé. "Ce serait donc une erreur de dire que l'Eglise catholique, le Vatican et le pape lui-même n'ont rien voulu faire pour sauver des Juifs. C'est le contraire qui est vrai."

Interrogé aujourd'hui par l'agence Reuters, Mordechaï Lewy a déclaré s'attendre à ce que ses propos suscitent une controverse mais a souligné qu'il ne retirait rien de ce qu'il a dit. "Je suis bien conscient que certains dans la communauté juive de Rome vont froncer les sourcils mais j'ai parlé de gens qui ont sauvé des Juifs, ce que Pie XII a fait", a-t-il confirmé.

Cette déclaration, qui n'est pas anodine, tombe à un moment où le dossier de béatification de Pie XII, dont les vertus héroïques ont été reconnues par Benoît XVI le 19 décembre 2009(première étape), semble au point mort quant à la reconnaissance d'un miracle (seconde étape).

Les Palestiniens de 1967

Michael J Totten





La dernière fois que j'ai visité Jérusalem, j'ai rencontré un arabe qui m'a dit qu'il est prêt à mourir dans un holocauste nucléaire si la bombe détruit Israël.

Chaque fois que je visite dans le pays, j'essaie de parler aux Arabes pour ne avoir uniquement le point de vue juif. Non qu'il y ait un unique point de vue juif, bien sûr. Quiconque s’intéresse un minimum à Israël sait qu'en  politique, il ya une infinité d'opinions. Cependant l'écrasante majorité des Israéliens juifs sont d'accord sur certaines choses, et vous devez  parler aux gens sur la frange du spectre de l'opinion, soit à des activistes radicaux étrangers, ou aux Palestiniens, si vous voulez entendre quelque chose de différent. Un homme palestinien qui m'a demandé de le citer comme «Ghazi» ne m'a pas déçu lorsque j'ai cherché un autre son de cloche.

Il vend des bijoux dans le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem, un endroit où j'aime aller de temps en temps pour parler de politique avec les commerçants. Ils est invariablement  agréable de s'asseoir avec eux et ils sont intéressants. Ils ne tiennent pas toujours des discours convenus. A cet égard Ghazi ne m'a pas déçu.

Certains d'entre eux, cependant, ne veulent pas parler de politique, que je leur dise ou non que je suis journaliste. Ce n'est pas leur travail. Ce n'est pas pour ça qu'ils sont là.

Le premier homme à qui j'ai parlé lors de  mon dernier voyage secoua la tête quand j'ai demandé si je pouvais l'interviewer. Il s'est assis sur les marches devant sa boutique et avait la posture d'un homme qui fait profil bas en attendant qu'une tempête passe.

«Pouvez-vous au moins me dire si la situation politique est bonne ou mauvaise?" J'ai dit.

"Elle est mauvaise", a t-il répondu, mais il n'a pas élaboré. «Quelqu'un ici va vous parler", at-il dit et il  m'indiqua la direction d'un mouvement des yeux.

Peut-être se sentait-il débordé par les colonisateurs sionistes-impérialistes . Peut-être qu'il était consterné par ses frères palestiniens, par leurs rejectionnisme éternel. Il peut avoir eu une autre série de pensées négatives au total que je ne peux même pas imaginer. Je ne sais pas, mais quoi qu'il en soit, il ne voulait pas me le dire.

Ghazi lui,  m'a dit-que je venu au bon endroit quand j'ai demandé si on pouvait parler de politique. J'ai clairement fait savoir, cependant, que je ne voulais pas qu'il me dise ce qu'il pensait que les Américains voulaient entendre. Tout journaliste digne de ce nom sait que ce genre de chose arrive souvent dans le Moyen-Orient et  je voulais savoir ce que Ghazi pensait vraiment. Je le lui ai dit.
Quartier Musulman de Jérusalem - notez les chandeliers juifs
Photo Michael J Totten

«Promettez moi de ne pas vous mettre en colère", at-il dit.«J'ai travaillé dans cette région depuis des années," j'ai dit. «J'ai tout entendu. Donc, non, je ne vais pas devenir fou, ni le prendre personnellement. "

" Promettez le moi ", at-il encore dit . La dernière chose dont avait besoin un commerçant pour touristes était un Américain hurlant dans son magasin.



j'ai dit en souriant: «Je vous promets de ne pas me fâcher" . La tournure prise par la conversation me plaisait- il était nerveux. Il se préparait a être honnête.

«Vous êtes sûr ? " demanda t-il.

«Oui», répondis-je. "Je suis journaliste, et j'ai tout entendu. Il m'est inutile de vous parler si vous n'allez pas être honnête avec moi. "

«D'accord», dit-il, soulagé. «Alors je vais vous dire ce qu'il ya dans mon cœur."

*

Environ 20 pour cent des citoyens israéliens sont arabes. Contrairement à leurs frères dans les camps de réfugiés de la région, ils sont restés en Israël après la déclaration de l'indépendance de l'Etat juif  du Mandat britannique post-ottoman , donc ils ont été naturalisés. Certains se réfèrent à eux comme aux  "Palestiniens de 1948", et ils sont politiquement et culturellement distincts des Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza, dont la plupart finiront par devenir des citoyens de la Palestine, plutôt que d'Israël.

Les arabes israéliens n'attirent que peu d'attention dans les médias, et en conséquence ils sont largement ignorés et même oubliés en dehors d'Israël. Il ya un troisième groupe, seulement quelques centaines de mille, qui attire encore moins d'attention que les Palestiniens de 1948, ce sont ceux qui je nomme "les Palestiniens de 1967".

Je fais allusion ici aux résidents arabes de Jérusalem. Comme les Arabes d'Israël, la citoyenneté leur avait été offerte cette fois dans le sillage de la guerre de 1967 plutôt que de la guerre de 1948. En Juin de cette année, Israël a pris dans une guerre défensive la Cisjordanie à Jordanie et la bande de Gaza à l'Egypte, mais il n'a jamais annexé ces territoires. Les deux restent au-delà des frontières d'Israël, non seulement de l'avis de la «communauté internationale», mais aussi pour les gouvernements israéliens.

Toutefois, Israël a annexé les parties de Jérusalem, jusque là  occupées (et annexées) par les jordaniens. Tous ceux qui vivaient dans ces quartiers à cette époque étaient des Arabes parce que la Jordanie avait ethniquement nettoyé la ville: les résidents juifs ont été chassés quand la Jordanie a achevé la conquête de la moitié orientale de la ville en 1949. Israël victorieux n'a pas nettoyé ethniquement qui que ce soit. Cependant, annexer Jérusalem-Est signifiait l'annexion de son peuple, les Palestiniens; la citoyenneté israélienne leur avait été offerte.


Vieilles maisons de Jérusalem
M.J. Totten
Certains avaient accepté avec joie, mais la plupart ont refusé. Contrairement aux Palestiniens de 1948, ils n'étaient pas intéressés à vivre en Israël. Ils ont dit non à l'annexion et donc non à la naturalisation. Puisque les Israéliens ne veulent pas imposer la citoyenneté à celui qui la refuse, le gouvernement les a déclarés «résidents de Jérusalem", leur a délivré la même carte d'identification qu'utilisent les Israéliens et leur donna tous les droits de citoyenneté, sauf un. La seule chose qu'ils ne peuvent pas faire est de voter pour les membres de la Knesset, le parlement israélien, à moins qu'ils ne prennent d'abord la citoyenneté.

Récemment, de plus en plus de Palestiniens de Jérusalem acceptent l'offre d'Israël. Le nombre n'a été, qu'un filet pendant des décennies, mais il a augmenté de façon spectaculaire quelques années après la seconde Intifada.

"Pendant une quarantaine d'années - m'a expliqué l'historien Yaacov Lozowick-  entre 1967 et le milieu des années 2000, ils bénéficiaient de ce statut des limbes. Ils n'ont même pas voté aux élections municipales, alors qu'ils en ont le droit. Ils ont pu voter aux élections palestiniennes, et la plupart d'entre eux n'ont pas exercé ce droit non plus. Ils ne votent pas parce qu'ils ne veulent pas prendre parti. "


l'historien Yaacov Lozowick
M.J.Totten
Cela doit être atrocement difficile au moins pour certains Palestiniens vivant en Israël. Ils vont naturellement sympathiser avec leurs frères palestiniens. Comment ne le pourraient-ils pas? Et pourtant ils jouissent presque de tous les avantages de la vie en Israël, les avantages qu'ils perdraient instantanément s'ils étaient sous souveraineté palestinienne.

"Leur niveau de vie est considérablement plus élevé que celui des Palestiniens en Cisjordanie", a déclaré Lozowick. "Il est plus faible que sur le côté ouest de la ville, mais il est à la hausse. Et les gens n'ont pas participé à la deuxième Intifada. Ils ont un état d'esprit complètement différent que les Palestiniens en Cisjordanie. Et ces trois dernières années,il y a un mouvement sans cesse croissant d'acquisition de la citoyenneté israélienne à part entière . Douze à quinze mille d'entre eux ont récemment déposé des documents de citoyenneté. Et environ 20.000 d'entre eux étaient déjà citoyens israéliens. Leur nombre croît tout le temps."

"Il y a une énorme pression sociale et politique sur eux par des Palestiniens de Cisjordanie de ne pas le faire"- at-il poursuivi, " parce que tout le monde reconnaît que si le nombre d'Arabes citoyens israéliens à Jérusalem-Est atteint une masse critique  alors Israël ne sera pas en mesure de diviser Jérusalem. La ville entière sera composée de citoyens israéliens. "



L'homme que j'ai rencontré qui se faisait appeler Ghazi, cependant, n'est catégoriquement pas l'un des Palestiniens de 1967 qui veut rester en Israël.

"L'ensemble du processus est inutile",  m'a t-il dit de retour dans son magasin de bijoux. "Israël a tout Jérusalem avec le soutien américain. Où est notre état? Où est notre liberté? Tout le monde a un état. La communauté internationale se soucie plus de droits des animaux que des droits des Palestiniens. "

"Etes-vous intéressé par une solution à deux Etats", j'ai dit , "ou de reprendre toute la Palestine historique aux Israéliens?"

"Israël a 80 pour cent de la Palestine", at-il dit. «Je vais faire un compromis sur les lignes de 1967, même si je n'aime pas ça parce que si je ne transige pas sur les lignes de 1967, je n'obtiens rien. "

La première fois que je me promenais dans la vieille ville pour interviewer des Arabes , j'ai rencontré un type très différent de palestinien, le genre dont me parlait  Lozowick, nommé Samir.

"Lorsque finalement  finalement, une solution à deux Etats sera appliquée", j'ai dit; "veux-tu à vivre du côté israélien ou du côté palestinien?"

"Du côté israélien" dit-il instantanément et avec insistance comme s'il n'y avait pas d'autre réponse possible. "Aucun de nous ne veut rien avoir à faire avec l'Autorité palestinienne. Ils se sont corrompus. Ils sont impossibles. Ils ne sont pas droits. Personne ne peut traiter avec ces gens. "

"Les Israéliens sont ils droits?" J'ai dit.

"Non!" At-il dit. "Mais ils sont meilleurs. De quel côté auriez-vous choisi de vivre? "

Ghazi, cependant, ne trouvait aucun intérêt à vivre en Israël pour quelque raison que ce soit. "Bien sûr, je préfère vivre dans un Etat palestinien!" At-il dit.

La Vieille ville de Jérusalem pourrait un jour être divisée entre Israël et la Palestine. Ehud Barak a offert de donner aux Palestiniens de trois de ses quatre quartiers pour ne garder que le quartier juif en Israël. Yasser Arafat, au lieu de conclure l'affaire, a déclenché la guerre des kamikazes. Bill Clinton a dit à Arafat dans des termes sans équivoque que s'il refusait l'offre, il n'aura pas une deuxième chance plus tard, mais les Palestiniens se sont vu ont offrir quelque chose de similaire par le dernier Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et un jour, leurs dirigeants pourraient être d'humeur à dire oui.

Je voulais savoir ce que cela signifie pour moi comme un Américain. Je venais de marcher vers le quartier musulman de la colonie allemande du côté juif de la ville. Pourrais-je un jour besoin d'un visa pour faire ce même voyage? Est-ce qu'une frontière entre Israël et la Palestine serait même ouverte? Personne ne peut traverser la frontière israélo-libanaise, et personne, à part une poignée d'hommes saints druzes ne traverse la frontière syro-israélienne.

"Quand je viens ici pour visiter", j'ai dit, "pourrais-je  rapidement et facilement traverser la frontière en provenance d'Israël en Palestine, ou y aura t-il une frontière infranchissable dure comme celle du nord avec le Liban?"
Tunnel à Jérusalem
M.J.Totten
"Vous pourrez marcher ici», a déclaré Ghazi. "Ce ne sera pas comme le Liban. Le Liban, contrairement à la Jordanie, est un pays d'hommes. Le Hezbollah se bat pour ses droits beaucoup mieux que nous. Le Hezbollah est plus honnête que moi. Je m’intéresse uniquement à l'argent. "

Je ne voulais pas me disputer avec lui, mais il a l'habitude des étrangers et j'ai pu voir par le regard sur mon visage que j'étais consterné par sa louange pour le Hezbollah.

"Il ne peut y avoir de paix véritable avec Israël ni avec les Juifs, croyez-moi," at-il dit. «Vous rêvez de paix, mais il n'y aura jamais de paix."

"Mais vous venez d'avoir des clients juifs dans votre magasin," j'ai dit, "et vous étiez aimable avec eux."

«Oui», dit-il, «parce que j'ai besoin de leur argent et que je ne me se soucie pas s'ils sont juifs. Si cela avait été un magasin du Hezbollah, le Hezbollah leur aurait dit de partir. "

Il admire le Hezbollah, mais il n'est pas nécessairement disposé à les imiter ni de s'enfuir et de rejoindre le Hamas comme un combattant ou comme kamikaze.

"Je ne veux pas me battre", at-il dit. "Je veux juste mes droits."

Il pouvait acquérir le droit final de la citoyenneté israélienne, le droit de voter pour les membres de la Knesset, juste en remplissant de la paperasse, mais ce n'est pas ce qu'il voulait dire. Il ne parlait pas de droits individuels, qui sont beaucoup mieux établies en Israël que dans tout autre pays autour. Non, il faisait allusion aux droits de la communauté, le droit de sa communauté d'être souverain sur au moins une partie de la Terre Sainte.

"Vous ne semblez pas optimiste," j'ai dit.

"Il n'y aura jamais de paix ici", at-il dit.

"Mais c'est calme maintenant" j'ai dit.
Une rue calme de Jérusalem
M.J.Totten
«Oui», dit-il, «parce que nous ne pouvons pas combattre. Le Hezbollah le peut, cependant. Israël n'est pas prêt à combattre le Hezbollah. Les Israéliens pourraient envahir la Syrie et déjeuner demain à Damas, mais ils ne peuvent pas combattre le Hezbollah. "

Même s'il est un sunnite, il ne fut pas dérangé le moins du monde quand je lui ai rappelé que le Hezbollah, qui est chiite, a envahi l'ouest sunnite de Beyrouth en 2008.

"Le Hezbollah est plus honnête que moi", at-il dit.

"Comment cela?" J'ai dit.

"Ils vont se battre," dit-il, "et ils vont mourir pour ce qu'ils croient ; Je me soucie de ma boutique et de la vie  de ma famille, de mes enfants."




Je ne sais pas si "honnête" est précisément le mot qu'il cherchait. Peut-être ce qu'il voulait dire est que les combattants du Hezbollah sont plus fidèles à eux-mêmes qu'il ne l'est lui même.

Les officiers américains de contre-insurrection avaient aidé ,  sous le commandement du général David Petraeus,   les commerçants de la classe moyenne avec des micro-subventions précisément pour transformer des radicaux potentiels en des gens comme Ghazi. Les  Irakiens chargés de famille avec une participation dans l'économie locale, ceux qui ont des responsabilités et quelque chose à perdre, sont beaucoup moins susceptibles de se battre ou à tolérer les combats.

J'avais besoin de connaitre la proportion de Palestiniens de Jérusalem qui , secrètement ou pas si secrètement que ça, ont des opinions comme Ghazi par rapport à ceux ayant des opinions plus modérées. A seulement quelques exceptions notables, pratiquement aucun d'entre eux n'ont commis des actes de terrorisme, mais le pourraient-ils, à l'avenir,  dans le pire des cas? Que faire s'il ya une troisième Intifada? Est-il possible que les Arabes de Jérusalem restent  indéfiniment neutres?

Il ne m'est pas possible de le savoir juste en parlant aux Arabes au hasard dans la ville. J'ai donc rencontré Hillel Cohen, un Israélien qui connaît les résidents palestiniens de Jérusalem mieux que quiconque. Il etait journaliste, mais maintenant il est professeur d'université. Il a écrit plusieurs livres, et son plus récent disponible en anglais est une traduction de L'ascension et la chute de la Jérusalem arabe , où il décrit la politique palestinienne dans la ville, surtout depuis l'Accord d'Oslo, mais aussi pendant et après la seconde Intifada.



"Alors vous êtes un expert sur le côté arabe de la ville," j'ai dit.

"Aux yeux d'Israël, oui», at-il dit.

"Qu'en est-il aux yeux des Arabes?" J'ai dit.

"Ils disent que je suis un expert sur les questions israélienne", at-il dit.

J'ai ri.

«Non,» dit-il, "je suis sérieux. J'ai écrit pendant des années sur les affaires israéliennes. Et bien sûr tout le monde connait sa propre société mieux qu'il ne pourra jamais une d'autre. "

Pourtant, il connait la société palestinienne bien mieux que moi, et j'ai espéré qu'il pouvait me l'expliquer en termes occidentaux.

"Est-il vrai"- dis-je, "que l'aile nationaliste arabe du mouvement palestinien à Jérusalem est plus ou moins finie?"

«Non,» dit-il, "mais elle est usée. Ils sont beaucoup plus faibles qu'elles ne l'étaient avant. Ils sont isolés. Les Palestiniens de Jérusalem, y compris des membres du mouvement nationaliste, sont physiquement séparés du corps principal de Palestiniens en Cisjordanie. Beaucoup d'entre eux sont détachés de la politique. Ils ne sont pas moins attachés à l'idéologie palestinienne, mais ils sont moins susceptibles de la mettre en pratique. "

"Quel est le courant politique dominant aujourd'hui parmi les Arabes de Jérusalem?" J'ai demandé.

«Passivité», at-il dit. «Ils sont passifs. C'est effectivement vrai pour la plupart des gens dans la plupart des sociétés, mais ici vous vous sentez plus. Ils étaient extrêmement politisés, mais maintenant ils le sont beaucoup moins. "

Je sais qu'il a raison sur ce point. Pratiquement aucun des Arabes de Jérusalem n'a participé à la deuxième Intifada, et ils se comportent avec politesse et en paix avec les Juifs israéliens chaque jour dans la vieille ville et dans les zones adjacentes.

Le centre de Jérusalem vu de l'Est de la ville
M.J.Totten















"Il ya eu un développement d'une nouvelle identité", at-il dit. "Ils ont une identité distincte au sein de la plus grande identité palestinienne. Il ya beaucoup de sous-identités. Ils peuvent être chrétiens, palestiniens d'Israël, de Gaza, de Cisjordanie et de la diaspora. Maintenant, il ya une identité de Palestinien-de-Jérusalem. "

Beaucoup d'arguments foisonnent autour du fait que l'identité palestinienne n'existait pas vraiment avant la création d'Israël, et c'est vrai, mais cela ne signifie guère qu'elle n'existe pas aujourd'hui. L'identité jordanienne est également nouvelle dans le monde et est en contraste marqué avec l'identité palestinienne qui coexiste inconfortablement dans ce même pays. (Un énorme pourcentage de citoyens jordaniens sont palestiniens.) Et c'est tout aussi vrai que, comme le dit Cohen, il ya des sous-identités, y compris l'identité jordano-palestinienne qu'il a oublié de mentionner.

Les Palestiniens de Jérusalem sont bien différentes d'avec les Palestiniens d'Hébron, par exemple, qui doivent être physiquement séparés de colons juifs dans cette ville avec des mesures de sécurité épouvantables .

Un mur sépare juifs et Arabes à Hébron
M.J.Totten


















Juifs et Arabes ne peuvent même s'y mélanger ne serait ce que froidement. Hébron a la plus frange la plus dure des colons israéliens ,dont l'infâme Baruch Goldstein  qui a massacré 29 Palestiniens au Tombeau des Patriarches en 1994, et un certain nombre de rejectionnistes violents du côté palestinien, y compris un sniper qui a tiré sur la tête d'un bébé dans un bus . Hébron est un endroit sombre, violent, et marqué par la haine , mais Jérusalem, par comparaison, est une ville de lumière sur une colline.

"Il ya beaucoup de courants différents dans la société», at-il dit, "mais cela est également vrai de beaucoup d'individus. Il ya deux différents langages  politiques chez les Palestiniens, et vous pouvez entendre les deux des mêmes personnes. Une personne vous dira que les juifs devraient être tués parce qu'ils sont les ennemis de Dieu, ils n'ont aucun droit ici, et ainsi de suite. Mais le lendemain il va dire que nous sommes tous frères, nous sommes tous des êtres humains, que nous devons co-existent ici en Terre Sainte. J'entends à la fois les deux discours auprès des mêmes personnes. "

«Que pensez-vous de cela?" J'ai dit.

«Je ne comprends pas", at-il dit. "S'ils disent une chose à une personne et quelque chose de différent à quelqu'un d'autre, ça je peux le comprendre. Je n'ai pas une explication de pourquoi moi j'entends deux choses différentes de la même personne. La culture possède deux lexiques différents: un message de paix et celui de la lutte, un des droits humains et l'autre de ... je ne sais pas. "

La seule explication que je peux concevoir, c'est qu'ils ont encore deux pensées contradictoires sincères dans leurs cœurs et leurs esprits dans le même temps. La plupart des humains ont des sentiments mitigés sur certaines choses. J'imagine qu'un Palestinien qui vit en Israël , et qui a presque les mêmes droits que les juifs israéliens,  soit plus tiraillé dans des directions opposées que la plupart des gens ne le sont.

«Pensez-vous qu'ils sont sincères quand ils disent des chose contradictoires?" J'ai demandé à Cohen.

"Ouais", at-il dit.

«Les avez-vous interrogé à ce sujet?" J'ai dit.

"Oui, bien sûr», at-il dit.

«Que disent-ils?" J'ai dit.

«Rien de pertinent," at-il dit. «Je ne me souviens pas de quelque chose de significatif. J'ai pris conscience de ça il ya plusieurs années. Bien sûr, au début j'étais trop timide pour demander, mais ensuite j'ai commencé à demander aux gens que je connaissais mieux avant de  finalement devoir arrêter. Ils sont confus, mais ils n'ont rien d'intéressant à dire à ce sujet. Ils vont dire quelque chose comme: «Oui, vous savez, eh bien, cela est l'Islam, il est écrit dans notre livre, nous devons donc le dire, mais nous ne le pensons pas toujours." Ils disent aussi, «dans l'Islam, vous pouvez également trouver d'autres choses, non seulement que nous devons tuer les Juifs."

Il voulait savoir pourquoi je suis venu auprès de lui pour me renseigner sur les Arabes, qui est une très bonne question. Et j'ai une bonne raison.

«Parce que vous me dites des choses qu'ils ne me diront pas», répondis-je.

"C'est parce qu'ils me disent des choses qu'ils ne vous diront pas à vous", at-il dit.

«Exactement», répondis-je.

"Ils vont vous parler des juifs, cependant," at-il dit. "Ils vous diront de nombreux éléments intéressants. Ils voulaient dire: «Arrêtez d'utiliser le sang musulman dans votre pain azyme! à leurs manifestations, mais cela n'a pas été approuvé par le comité des slogans de la gauche israélienne." Il rit.
 Il est un genre de gars farceur, même dans une interview sérieuse. Je ne sais pas s'il plaisantait sur la totalité  de cette phrase, ou seulement sur  la deuxième partie.
Colonie allemande de Haïfa des jardins Bahai. 
Le mausolée du Báb (en bas à droite) était couvert quand j'étais là
M.J.Totten



















Juifs et Arabes sont intégrés à Haïfa. Ils vivent dans les mêmes quartiers, traînent dans les mêmes coffeeshops , et vont aux mêmes soirées. Les gens des deux côtés de la fracture ethnique et religieuse sont fiers du fait qu'ils ont réussi à surmonter la plupart de leurs différences. Là il ya un centre de coexistence que j'ai l'intention de visiter la prochaine fois.


A Jérusalem, les relations sont plus fraîches. Elles ne sont pas glaciales , et elles ne sont certainement pas violemment hostiles comme c'est le cas à Hébron, mais chaque communauté, reste fermée sur elle-même. Je ne vois presque jamais les Arabes dans les restaurants juifs, ou vice versa, en dehors de la vieille ville.
Nouveaux quartiers Juifs de Jérusalem-Ouest
M.J.Totten
"Les seules relations existent dans des endroits où Juifs et Arabes travaillent ensemble", a déclaré Cohen. "Vous verrez souvent de très bonnes relations parmi les gens qui travaillent ensemble, mais ça ne signifie pas qu'ils s'aiment ou qu'il y a une signification politique. Quand les Palestiniens parlent de la période précédant la première Intifada, ils vont dire que nous avions l'habitude de travailler ensemble. Ils disent: "nous avions beaucoup d'amis juifs, ils avaient l'habitude de venir à nos mariages." Et c'est vrai. Il y avait beaucoup de cas comme ça, généralement avec la classe moyenne inférieure en Israël, ou avec les Juifs Mizrahi. C'est plus facile pour eux que pour les moyennes-supérieures Juifs ashkénazes de classe. "

Je ne peux pas m'empêcher de penser que la partie arabe de la ville ne sera jamais intégrée au côté juif. Très peu d'amitiés existe à travers ce fossé civilisationnel. En dehors de la vieille ville, presque personne ne traverse d'un bout à l'autre à moins qu'ils travaillent de l'autre côté, qui est également rare. En dehors de la vieille ville et ses environs immédiats, Jérusalem-Est ne figure même pas sur les cartes les plus touristiques de la ville. C'est comme si le côté arabe est même pas là. Beyrouth est également divisée par la religion, avec les chrétiens sur le côté est et les musulmans sur la côte ouest, mais c'est encore une ville vivante unique et carrément homogène par rapport à Jérusalem.

"Mais il est notoire que Juifs et Arabes s'entendent bien, à Haïfa, ," j'ai dit. «J'entends cela tout le temps. Pourquoi croyez-vous que les deux groupes sont plus séparés ici? "

"A Haïfa," dit-il, «les Arabes sont citoyens d'Israël. Les Palestiniens de Jérusalem ne le sont pas. Je ne pense pas qu'ils puissent être en bons termes, tant  qu'il n'ya pas d'égalité. C'est une des raisons. Les Palestiniens de Jérusalem sont eux aussi, au moins selon leur récit, dans une lutte pour l'indépendance. Les Palestiniens à Haïfa ne luttent pas pour l'indépendance, ils luttent pour l'égalité à l'intérieur de l'Etat d'Israël. Donc, c'est beaucoup plus facile pour eux. "
Une tour de guet israélienne sur la ville palestinienne de Bethléem
M.J.Totten


















Les résidents palestiniens de Jérusalem ne sont pas autorisés à voter pour la Knesset israélienne sauf s'ils prennent la citoyenneté, mais ils peuvent voter aux élections municipalité de Jérusalem. Cependant, très peu d'entre eux votent.

«Pourquoi ne votent ils pas? "J'ai demandé à Cohen.

«Ils n'aiment pas voter", at-il dit. "Egalement ils n'aiment pas mettre des lettres dans le courrier. Ils n'aiment pas mettre les enveloppes dans les boîtes. "Il rit de sa plaisanterie. J'ai ri aussi, en partie parce que presque personne ne dit de  blague pendant que j'enregistre une interview. "Sérieusement, ils n'ont pas de raison de voter."

«Mais ils peuvent faire fonctionner leurs propres candidats et voter pour leurs propres candidats et obtenir une représentation au sein du gouvernement s'ls n'aiment pas être gouvernés par des juifs."

"Ce serait erroné, politiquement, de leur point de vue", at-il dit.

"Quel est leur courant politique?" J'ai dit. " Existe t-il même un courant principal? "

«Non», at-il dit. "Il n'y en a pas".

"Quelle faction est la plus importante?"

"Je ne sais pas", at-il dit. «Vous auriez à effectuer des sondages, et vous auriez à poser les bonnes questions. C'est très difficile. Si vous leur demandez s'ils préfèrent avoir les frontières de 1967 ou un califat islamique, ainsi, ni l'un ni l'autre n'arrivera jamais. Mais la majorité est contre la lutte armée dans Jérusalem. Cela ne signifie pas que le problème sera résolu bientôt, mais je pense que cela va continuer à être la pensée prépondérante. Je pense que c'est très difficile d'être un Palestinien de Jérusalem. "

«Qu'est-ce que vous pensez voir arriver à Jérusalem? "j'ai dit. "Si vous aviez à deviner comment ce sera ici, dans 50 ans, que diriez-vous?"

«Un peu de guerre", at-il dit. «Un peu de paix. Des négociations. Les trucs habituels. "Nous avons tous deux ri. C'est plus ou moins ce que pense tout le monde au Moyen-Orient.

«Que pensez-vous que le gouvernement israélien doit faire?" J'ai dit.

«Le gouvernement devrait démissionner", at-il dit.

«Je ne veux pas dire que le gouvernement Netanyahou en particulier," j'ai dit, "je veux dire le gouvernement en général."

"Donc je reponds", at-il dit. «En général, le gouvernement devrait démissionner."

J'ai ri.

"Et je veux dire les gouvernements en général", at-il dit, "non seulement en Israël."

Nous avons ri tous les deux. Mais un homme qui ne pense pas que tout cela est drôle c'est Ghazi, de retour dans la Vieille Ville.

*

Ghazi m'a donné un verre d'eau et une chaise et m'a laissé m'asseoir derrière le comptoir avec lui, mais m'a demandé de le laisser travailler tranquillement quand un client entre dans le magasin. Je l'ai entendu parler arabe, français, hébreu, anglais et russe à des clients différents. Quand je lui ai demandé combien de langues il connaîssait, il a dit qu'il parlait couramment l'italien.

A un moment, un conférencier français très grossier et agressif entra, la pression artérielle de Ghazi a augmenté, et bientôt les deux hommes ont crié l'un sur l'autre sur ce le prix d'un collier. Le client a finalement menacé de prendre le collier pour 200 shekels par la force. Ghazi le saisit fermement par le bras et l'a physiquement poussé dans la rue. "Sortez!" At-il dit. "Sortez de mon magasin!"

Son visage rougit, mais il a bu un peu d'eau fraîche et s'est apaisé.

«Où en étions-nous?" At-il dit.

"Nous avons discuté la politique", j'ai dit, "alors laissez-moi vous demander ce que vous pensez de Barack Obama."

"Je vais me couper la main si Obama fait la paix dans ce pays", at-il dit. "Il ne le peut pas. Et quand il  partira, le prochain président sera le même. Obama est du côté d'Israël. Je ne sais pas si c'est à cause du lobby juif ou quoi, mais il ne pourra jamais forcer Israël à nous donner un état. "

"Tous les présidents récents ", j'ai dit, "y compris Bill Clinton et George W. Bush, ont soutenu un Etat palestinien."

Il a rejeté ce que j'ai dit avec un geste de la main.

"Qu'en est-il du retrait israélien de Gaza?" J'ai dit.

Encore une fois, il a rejeté ce que j'ai dit avec un geste de la main.

Je lui ai demandé à propos de Barak et l'offre de Clinton pour un règlement final en 2000, ce qui aurait donné aux Palestiniens tout Gaza, presque toutes de la Cisjordanie et des parties de Jérusalem, y compris les quartiers musulman, chrétien et arménien de la Vieille Ville.

Sur les toits au-dessus de quartier musulman de Jérusalem
M.J.Totten


















"Ils ne voulaient pas nous donner la mosquée", at-il dit.

"La Mosquée Al-Aqsa", j'ai dit.

«Oui, la mosquée", at-il dit.

"Les Israéliens ne se soucient pas de garder la mosquée," j'ai dit. "Ils veulent juste garder le Mur occidental du temple."

"J'espère que l'Iran aura la bombe», at-il dit. "Alors nous serons égaux."

"Ne pensez vous pas que cela rendra le Moyen-Orient encore plus dangereux qu'elle ne l'est déjà?" J'ai dit.

«Je suis prêt à mourir", at-il dit. "Si Israël peut être détruit, je suis prêt à mourir."

Ghazi fait peut être partie d'une minorité politique parmi les résidents palestiniens de Jérusalem. Mais combien de ceux qui vivent en Cisjordanie et à Gaza pensent comme lui?

"Je ne suis pas prêt à mourir", j'ai dit. «Et je ne veux pas mourir ici."

Il posa sa main sur mon bras et dit, "alors vous devriez revenir dans votre pays."